Côte d'Ivoire/Mali : Rokyatou Camara veut reconstruire la paix et l'unité entre les peuples maliens et ivoiriens autour d'un Festival de Thé
La troisième édition du Festival du Thé s’annonce comme un pont culturel entre le Mali et la Côte d’Ivoire. À l’initiative de cet événement devenu incontournable, Rokyatou Camara, entrepreneure et communicante malienne, entend faire du thé bien plus qu’une boisson : un symbole de paix, de cohésion sociale et de diversité culturelle africaine.
Une promotrice engagée et visionnaire
Diplômée en administration des affaires à Ottawa, au Canada, Rokyatou Camara s’est distinguée très tôt par son engagement social. À seulement 12 ans, elle devient ministre humanitaire de la Fondation ERA, posant ainsi les bases d’un parcours marqué par l’action et l’impact.
Promotrice de Prozen SARL, cabinet spécialisé en communication stratégique, design intérieur et développement de marques, elle accompagne plusieurs entreprises, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l’industrie. Son engagement sociétal s’illustre à travers diverses initiatives : L’Arbre du Partage, avec le soutien de IERA Oil en faveur des enfants démunis ; Baraka Nafa, un programme d’insertion professionnelle ; Gaia Kalanto, dédié à la formation dans l’hôtellerie-restauration ; ou encore le SPA Orchideif et le programme Turkish Health Care, facilitant l’accès aux soins en Turquie pour la diaspora malienne.
Aujourd’hui, elle incarne une nouvelle génération de femmes leaders africaines, déterminées à conjuguer entrepreneuriat et développement social.
Lors de son intervention, Rokyatou Camara a rappelé l’essence même du festival : « Le thé est pour nous un symbole de partage et de diversité culturelle en Afrique. Le Festival du Thé est bien plus qu’un simple événement : c’est un véritable voyage à travers différentes traditions. »
Au Mali, explique-t-elle, le thé est un vecteur de paix et de cohésion sociale. « Il n’y a pratiquement pas de rencontre sans thé. » C’est cette dimension culturelle et sociale qu’elle souhaite valoriser à l’international.
Pour la promotrice, le choix d’organiser cette troisième édition entre le Mali et la Côte d’Ivoire est aussi une évidence affective. « Pour moi, le Mali et la Côte d’Ivoire ne font qu’un. J’ai de la famille ici, des origines ivoiriennes. » Un lien personnel qui renforce la portée symbolique de cette édition.
Le festival se déroulera en deux étapes. L’ouverture officielle aura lieu à Bamako, du 20 au 22 mars, au Musée national. Cette phase mettra l’accent sur le volet scientifique et culturel, autour du thème : « Le thé, symbole de partage et de diversité culturelle en Afrique. » Conférences, panels et échanges rythmeront ces journées.
La grande clôture se tiendra le 5 avril à Assinie, en Côte d’Ivoire. Pourquoi ce choix ?
« Nous voulions en faire un lieu de rencontre et de fusion culturelle entre le Mali et la Côte d’Ivoire », explique-t-elle. Si des contraintes logistiques ont conduit à ajuster le programme initial, Assinie s’est imposée comme un cadre idéal pour une célébration festive et touristique.
Au programme, carnaval, stands de thé, démonstrations de préparation selon différentes traditions, animations artistiques, espaces de dégustation et découverte de spécialités culinaires maliennes. Les organisateurs espèrent accueillir au moins 10 000 participants à Assinie.
La première édition, organisée sur l’île Crocodile, avait attiré environ 6 000 participants par jour, malgré les défis liés au lancement d’un nouvel événement. La deuxième édition, tenue au Musée national de Bamako, a rassemblé plus de 11 000 spectateurs.
Au-delà du thé, le festival réunit des entreprises issues de secteurs variés : hydrocarbures, mode, gastronomie, artisanat. Une diversité qui reflète la vision de brassage culturel et de cohésion sociale portée par l’initiative.
Le Festival du Thé mettra en valeur une large palette de saveurs et de traditions : thé vert, citronnelle, quinquéliba, gingembre, bissap, thé glacé, bubble tea, et bien d’autres déclinaisons.
« Nous voulons faire vivre le thé comme nous le consommons au Mali, mais aussi comme il est consommé dans d’autres cultures et d’autres pays, notamment en Asie », souligne Rokyatou Camara.
Un message de paix et de cohésion
Plus qu’un rendez-vous culturel, le Festival du Thé se veut un vecteur de paix entre les peuples africains. Porté par une jeunesse engagée et soutenu par des partenaires et sponsors, l’événement ambitionne de s’inscrire durablement dans le paysage culturel régional.
En conclusion, la promotrice lance un message empreint de conviction :
« Rien n’est impossible quand on le veut vraiment. Merci à tous pour votre confiance et votre soutien afin de faire rayonner ce festival et de porter ensemble ce message de paix et de cohésion sociale. »
Wassimagnon
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