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Côte d'Ivoire : Secteur de la cosmétiques, alerte sur un marché « hors contrôle » et appel à une riposte de l'État
 

Côte d'Ivoire : Secteur de la cosmétiques, alerte sur un marché « hors contrôle » et appel à une riposte de l'État

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 18 février 2026 - 13:28

Marcellin Doh et ses collaborateurs (Ph Koaci)


À Songon Bimbresso, le président du CEMC-CI, Marcellin Doh, a dressé un tableau préoccupant du secteur cosmétique ivoirien lors d’une rencontre avec la presse. Derrière la forte croissance du marché se cacherait, selon lui, un environnement où produits dangereux, circuits informels et insuffisances réglementaires coexistent au détriment de la santé publique.


Au cours d'une conférence de ptesse animée au siège de sa structure, Marcellin Doh a affirmé que de nombreux articles sont commercialisés sans autorisation préalable, sans traçabilité claire et avec des étiquetages incomplets ou trompeurs. Malgré l’existence d’un décret adopté depuis plusieurs années pour encadrer la filière, l’application reste limitée, laissant prospérer des pratiques jugées risquées. Les femmes et les enfants, principales cibles commerciales, seraient les premiers exposés aux conséquences sanitaires.


Les pharmacies, censées être des espaces sécurisés, n’échappent pas aux dérives. Il est évoqué la vente de produits cosmétiques non conformes, de compléments alimentaires sans encadrement strict et même de substances qui devraient nécessiter une prescription médicale. Plus inquiétant encore, des prestations d’infusion ou d’injection visant l’éclaircissement de la peau ou la modification du corps circuleraient librement, parfois présentées comme des soins esthétiques ordinaires.


Selon Marcellin Doh, ces produits peuvent contenir des substances non contrôlées capables de provoquer des troubles métaboliques graves. Le CEMC-CI indique avoir déjà contribué à l’interpellation de vendeurs d’ampoules injectables, de gélules et d’autres articles assimilés à des « crimes médicaux ». Plusieurs commerçants auraient été assignés devant la justice l’année dernière, tandis que des entreprises informelles ont été signalées au procureur de la République.


Au-delà des infractions individuelles, des failles structurelles sont dénoncées. Certaines sociétés opéreraient sans personnel qualifié, les procédures d’autorisation seraient longues et coûteuses, et le laboratoire national manquerait d’équipements modernes pour analyser certains produits. L’absence d’un comité national de régulation réellement opérationnel favoriserait une indiscipline généralisée sur le marché.


 

La question des frontières est également soulevée. Des substances jugées dangereuses continueraient d’entrer sur le territoire sans contrôle suffisant, ce qui engagerait, selon l’organisation, la responsabilité de plusieurs acteurs institutionnels. Les opérateurs économiques seraient parfois eux-mêmes mal informés et insuffisamment encadrés par leurs autorités de tutelle.


Face à cette situation, le CEMC-CI appelle à une application stricte de la réglementation, au renforcement des contrôles, à la modernisation des moyens d’analyse et à l’obligation pour les produits importés de disposer d’un représentant légal en Côte d’Ivoire. La structure souhaite également instaurer des sanctions dissuasives et professionnaliser les acteurs du secteur.

Elle annonce par ailleurs la création prochaine d’un collectif de victimes de la dépigmentation destiné à engager des actions judiciaires contre les entreprises responsables et à obtenir réparation. Pour son président, l’objectif n’est pas de freiner l’activité économique mais d’assainir un marché devenu trop permissif.


« Un produit non conforme est un danger pour la population », insiste-t-il, affirmant vouloir désormais placer les contrevenants devant leurs responsabilités. Le CEMC-CI affirme rester disposé à collaborer avec les ministères concernés afin d’améliorer la protection des consommateurs et restaurer la crédibilité du système de régulation sanitaire ivoirien.



 



Jean Chresus, Abidjan 


 
 
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