Côte d'Ivoire : Un Salon de l'Alternance pour renforcer l'employabilité des jeunes
La grande salle de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI), au Plateau, a servi de cadre, ce vendredi 27 février 2026, à la première édition du Salon de l’Alternance organisée par Atlantique International Business School (AIBS), autour du thème : « L’alternance, passerelle vers l’emploi durable des jeunes en Côte d’Ivoire ».
Parrain de cette première édition, M. Abissa Kouakou Anzoua, Directeur Général d’Atlantic Group, a situé l’enjeu. « La jeunesse ivoirienne, on le dit assez souvent, est une richesse. Mais une richesse qui doit être structurée, produite de la valeur », a-t-il déclaré, soulignant que « le défi n’est pas le diplôme. Le défi est bien entendu l’employabilité réelle ».
Selon lui, « l’alternance est à distinguer du stage amélioré. C’est un modèle de formation intégré à l’économie réelle. Elle permet d’apprendre en faisant, de réduire le choc entre l’école et l’entreprise, de développer la compétence technique et comportementale ».
Pour la Côte d’Ivoire, a-t-il poursuivi, l’enjeu est de « transformer la croissance économique en emploi durable pour notre jeunesse ». L’alternance, a-t-il estimé, contribue à adapter la formation aux secteurs clés, à réduire le chômage structurel et à préparer les futurs collaborateurs des entreprises.
La Fondation Atlantic Group soutient ce programme d’alternance initié par AIBS en prenant en charge 100% des frais de scolarité de 40 alternants et qui ont intégré les différentes filiales d’Atlantic Group pour leur alternance, a précisé le parrain.
Prenant la parole, M. Fousseny Koné, Président Directeur Général d’AIBS, a indiqué que cette initiative se veut « utile, concrète et tournée vers l’avenir ». Pour lui, « la meilleure formation est celle qui prépare directement à l’action, à la performance et à l’employabilité ».
Il a expliqué que l’alternance, telle que pratiquée par son institution, repose sur « une sélection rigoureuse des profils, un matching avec les besoins métiers, un double encadrement école–entreprise, des outils de suivi et une évaluation par compétences », transformant « l’expérience en compétences mesurables ».
Intervenant au nom de la Fondation Atlantic Group, M. Resk Diomandé Antoine a insisté sur la nécessité de mieux qualifier les besoins des entreprises dans les curricula. Évoquant le dispositif français CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche), il a estimé qu’« il y a une inadéquation entre une situation de départ et d’arrivée » lorsque les besoins du secteur privé ne sont pas intégrés en amont dans les formations.
« On a un rôle, nous, en tant qu’entreprise moteur, à jouer dans la formation », a-t-il soutenu, plaidant pour un lien permanent entre école et entreprise, notamment à travers la dynamique des alumni, afin de renforcer durablement l’employabilité.
Faut-il noter que plus de 300 participants, étudiants, parents, enseignants, représentants d’administrations et d’entreprises, ont pris part à cette rencontre visant à promouvoir la formation en alternance comme levier stratégique d’insertion professionnelle.
Trois panels ont rythmé les échanges : « Compétences, employabilité et alternance : quels défis et quelles opportunités ? », « Rôles des entreprises et partenariats public-privé dans la réussite de l’alternance » et « Politiques publiques et cadre réglementaire : quelles réformes pour booster l’alternance en Côte d’Ivoire ? ».
Des témoignages d’alternants de l’année universitaire 2024-2025 ainsi que d’entreprises partenaires ont également meublé la cérémonie, ponctuée par des remises de distinctions.
Jean Chresus, Abidjan
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