Cameroun : L'armée libère 31 otages après une infiltration nocturne de 60 km dans le Ndian
Selon une communication du ministère de la Défense, dans la nuit du 14 février 2026, une opération militaire d'envergure menée par le 21ᵉ Bataillon des Fusiliers Marins d'Ekondo-Titi a permis de libérer 31 civils retenus en otage par des groupes séparatistes armés dans le département du Ndian, région du Sud-Ouest. Enlèvements coordonnés
Tout a commencé par une série de raids orchestrés par des groupes séparatistes armés qui ont semé la terreur dans trois localités distinctes : Nyanga, Bakassi Bush et Pamol Camp. Trente et un civils ont été arrachés à leur vie quotidienne et conduits de force au village de Munyengue, où leurs ravisseurs ont aussitôt formulé leurs exigences : cinq millions de francs CFA par otage, soit une rançon totale dépassant les 150 millions de francs CFA. Une somme colossale destinée, selon les autorités, à financer les activités criminelles de ces cellules armées.
Face à l'urgence, le commandement du 21ᵉ BAFUMAR basé à Ekondo-Titi a confié la mission de libération à la 21ᵉ Compagnie d'Appui et d'Intervention (CAI). À 23 heures précises, 25 soldats d'élite s'élancent dans la nuit. Leur défi : parcourir 60 kilomètres à travers un terrain hostile et dense pour atteindre le repaire des ravisseurs, le tout en conservant l'effet de surprise.
Selon le ministère de la Défense leur arrivée à Munyengue, les soldats se heurtent à une situation particulièrement périlleuse. Acculés, les ravisseurs n'hésitent pas à utiliser les 31 otages comme boucliers humains pour tenter de neutraliser l'assaut. Malgré la complexité d'un combat mené en zone habitée, avec des civils au cœur de l'affrontement, les militaires camerounais sont parvenus à neutraliser la menace sans faire de victimes parmi les captifs. Tous les 31 otages ont été libérés sains et saufs. Deux armes à feu et d'importants stocks de munitions ont par ailleurs été saisis lors de l'opération.
Toujours selon la même source, à l'issue de l'opération, les ex-otages ont été acheminés vers le poste de commandement pour une première prise en charge médicale et psychologique, avant d'être officiellement remis à la Gendarmerie nationale camerounaise à Ekondo-Titi. Une enquête approfondie est désormais en cours pour identifier formellement les membres des groupes impliqués et démanteler les cellules résiduelles encore actives dans le secteur, apprend-on.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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