Afrique : Réparations pour l'esclavage, la Russie approuve et se propose de faire pression sur l'Occident
John Mahama au Monument national du cimetière africain de Lower Manhattan, à New York (ph)
La Russie a déclaré être prête à aider les pays africains à calculer le montant total des réparations que les pays occidentaux devront verser au continent pour les crimes commis durant l'esclavage et le colonialisme.
La proposition de la Russie a été faite le mercredi 25 mars 2026 lors d'une conférence de presse à Moscou par Irina Abramova, la directrice de l'Institut d'études africaines de l'Académie des sciences de Russie.
Cette annonce est intervenue dans un contexte de mobilisation internationale croissante en faveur de la justice réparatrice, suite au soutien apporté par 123 pays à une motion déposée aux Nations Unies visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave jamais commis contre l'humanité.
La motion en question a été présentée à l'Assemblée générale des Nations Unies par le Président du Ghana, John Dramani Mahama.
S'exprimant à New York le 24 mars 2026 lors d'un événement spécial de haut niveau des Nations Unies sur la justice réparatrice, Mahama a déclaré que la reconnaissance des injustices historiques de l'esclavage doit dépasser les simples paroles et se traduire par des actions concrètes.
La Russie pour une justice réparatrice
Dans son approche vis avis de la requête de l’Afrique, Mme Abramova a déclaré que la Russie est disposée à collaborer avec des experts africains afin d'établir un dossier solide, fondé sur des données probantes, en faveur d'une indemnisation, grâce à des outils d'analyse modernes et à une recherche multidisciplinaire.
Elle a expliqué que des spécialistes russes, notamment des mathématiciens, des économistes, des historiens et des programmeurs, pourront collaborer avec des chercheurs africains afin de quantifier l'ampleur des dommages causés par le colonialisme et l'esclavage, dans le but d'appuyer les demandes de réparation devant les instances internationales.
Pour tout, Mme Abramova a assuré que la Russie entend collaborer avec des experts africains afin de constituer un dossier solide et étayé en faveur des réparations, grâce à des outils analytiques modernes.
Rappelons que le débat sur les réparations a pris un nouvel élan à l'échelle mondiale, avec des appels croissants à l'indemnisation, à la restitution des biens culturels et à la reconnaissance officielle des injustices historiques liées à l'esclavage et à la domination coloniale.
Les archives historiques estiment qu'environ 12,5 millions d'africains ont été déportés de force entre le XVe et le XIXe siècle par les réseaux de traite transatlantique, largement contrôlés par les puissances européennes.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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