Côte d'Ivoire : les commerçants exigent des compensations après les coupures d'électricité
Les commerçants
À Abidjan, la grogne monte chez les acteurs du commerce et de l’artisanat face aux perturbations répétées de l’approvisionnement en électricité. Réunis le 28 mars 2026, plusieurs représentants d’organisations professionnelles ont exprimé leur ras-le-bol et appelé les autorités ainsi que la compagnie de distribution à prendre des mesures urgentes pour atténuer les conséquences économiques de ces interruptions.
Par la voix du Syndicat des commerçants, artisans et opérateurs économiques de l’Afrique de l’Ouest (SYCAOPAO) et de l’Union des commerçants des États de l’Afrique de l’Ouest (UCEAO), les professionnels dénoncent des pertes importantes liées aux coupures intempestives et aux variations brutales de tension. Ces dernières ont notamment endommagé de nombreux équipements, allant des congélateurs aux climatiseurs, en passant par les balances électroniques, compromettant ainsi la capacité de production et de conservation des marchandises.
Les commerçants pointent également les dégâts considérables enregistrés dans les secteurs manipulant des produits périssables. Poissonneries, boucheries et vendeurs de produits laitiers figurent parmi les plus touchés, avec des stocks devenus impropres à la consommation après plusieurs heures sans électricité. À ces pertes matérielles s’ajoute une baisse significative du chiffre d’affaires, conséquence directe de l’arrêt ou du ralentissement des activités.
Face à cette situation jugée « insoutenable », les organisations professionnelles plaident pour la mise en place de mécanismes de compensation. Elles réclament soit des indemnisations pour les équipements endommagés, soit des allègements fiscaux afin de soulager les entreprises affectées. Elles insistent également sur la nécessité d’une communication transparente de la part de la compagnie d’électricité, afin de mieux comprendre les causes de ces perturbations et anticiper leurs impacts.
Au-delà des réparations financières, les commerçants demandent l’instauration d’un calendrier clair de délestage. Selon eux, une meilleure planification des coupures permettrait aux opérateurs économiques d’adapter leurs horaires de travail et de limiter les pertes.
Pour les responsables des organisations, le commerce reste un pilier essentiel du développement économique. Ils estiment donc indispensable que des mesures concrètes soient prises pour protéger ce secteur, en tenant compte des investissements consentis par les acteurs et des difficultés croissantes auxquelles ils sont confrontés.
Jean Chresus, Abidjan
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