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Côte d'Ivoire : Prime d'incitation des enseignants, l'ISMENA/METFPA hausse le ton face au silence du gouvernement ivoirien
 

Côte d'Ivoire : Prime d'incitation des enseignants, l'ISMENA/METFPA hausse le ton face au silence du gouvernement ivoirien

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 08 mai 2026 - 11:51

Les leaders syndicaux devant la presse (Ph Koaci)



À travers une déclaration rendue publique le jeudi 7 mai 2026 à Abidjan, l’Intersyndicale des Ministères en charge de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ISMENA/METFPA) a exprimé sa profonde indignation face à ce qu’elle qualifie de « silence persistant » du gouvernement relativement à la question de la prime d’incitation réclamée par les enseignants depuis 2023. Une sortie syndicale qui ravive un dossier social devenu l’un des principaux points de crispation entre les autorités et le monde enseignant.


Dans son communiqué, David Bli Blé, porte-parole de l’organisation syndicale rappelle que les enseignants ivoiriens attendent toujours une réponse concrète des pouvoirs publics concernant l’octroi de cette prime, considérée par les syndicats comme une mesure de reconnaissance du rôle central des éducateurs dans le développement du pays. Selon l’ISMENA/METFPA, malgré plusieurs rencontres et engagements pris au fil des mois, aucune avancée significative n’a été enregistrée, alimentant frustration et colère au sein du corps enseignant.


L’intersyndicale revient notamment sur les mouvements de grève observés les 15, 16 et 17 octobre 2024, qui avaient conduit le gouvernement à organiser une rencontre à Grand-Bassam le 26 octobre 2025. Cette réunion devait permettre l’élaboration d’un document de travail destiné à faciliter une prise de décision sur la revendication des enseignants. Mais faute de réponse favorable, un nouvel arrêt de travail avait été déclenché les 3, 4, 7, 8 et 9 avril 2025, plongeant une nouvelle fois plusieurs établissements scolaires dans des perturbations.


Face à l’ampleur du malaise, le gouvernement avait alors initié une autre rencontre sous la présidence de la Ministre d’État en charge de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration. À l’issue des échanges, un chronogramme de travail impliquant un cabinet d’experts avait été mis en place afin d’étudier les contours et la faisabilité de cette prime d’incitation. Les conclusions de cette étude étaient attendues pour le 15 septembre 2025 avant d’être finalement reportées au 31 décembre 2025, selon l’ISMENA/METFPA.


 

Cependant, depuis cette échéance, les syndicats affirment n’avoir reçu aucune suite officielle. L’organisation indique avoir adressé plusieurs courriers à la tutelle afin d’obtenir des clarifications sur l’évolution du processus, sans succès. « Ces courriers sont restés sans suite », déplore l’intersyndicale qui voit dans cette absence de réaction un signe de mépris à l’égard des enseignants.


Pour les responsables syndicaux, cette situation devient de plus en plus difficile à supporter. Après plusieurs mois d’attente, l’ISMENA/METFPA estime que le gouvernement entretient un flou qui risque d’aggraver davantage le climat social dans le secteur éducatif. Le syndicat laisse entendre que l’absence d’avancées concrètes pourrait convaincre les enseignants que seules des actions de grande ampleur, notamment des grèves, sont capables de faire évoluer le dossier.


Malgré ce climat tendu, l’organisation syndicale a tenu à saluer l’engagement des enseignants qui continuent, selon elle, d’assurer leur mission avec professionnalisme et responsabilité en dépit des difficultés. L’ISMENA/METFPA affirme rester déterminée à poursuivre la lutte pour l’obtention effective de la prime d’incitation au cours de l’année 2026.


Dans sa déclaration, l’intersyndicale met également en garde contre toute tentative de manipulation de l’opinion publique autour de cette revendication. Pour les syndicats, la prime d’incitation ne saurait être perçue comme une faveur accordée aux enseignants, mais plutôt comme une revendication légitime fondée sur des principes d’équité, de justice sociale et de reconnaissance du travail accompli par les acteurs du système éducatif.


Cette nouvelle sortie médiatique intervient dans un contexte où les questions sociales restent particulièrement sensibles en Côte d’Ivoire, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la fonction publique. Alors que des milliers d’élèves et de parents redoutent un retour des mouvements de grève, beaucoup espèrent désormais une réaction rapide des autorités afin d’éviter une nouvelle paralysie de l’école ivoirienne.


 

En attendant, la déclaration signée par le porte-parole principal de l’ISMENA/METFPA, Bli Blé David, sonne comme un avertissement clair adressé au gouvernement : le monde enseignant entend maintenir la pression jusqu’à l’aboutissement de ses revendications.




Jean Chresus, Abidjan


 
 
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