Côte d'Ivoire : Mariame Françoise Koné-Bédié quitte le GEPEX
Françoise Koné-Bédié
Françoise Koné-Bédié quitte officiellement le Groupement Professionnel des Exportateurs de Café et de Cacao de Côte d'Ivoire (GEPEX), après trente années consacrées à défendre les intérêts d'une filière essentielle pour l'économie nationale.
À la tête du GEPEX, organisation représentant les principaux exportateurs internationaux de café et de cacao installés en Côte d'Ivoire, l'épouse de l'un des fils de l'ancien Président ivoirien (Henri Konan Bédié, ndlr) a évolué dans l'un des environnements les plus stratégiques de la filière.
Face aux intérêts parfois divergents des multinationales, de l'État ivoirien et des producteurs, elle acprivilégié constamment une approche fondée sur le dialogue.
Durant ses trente années d'activité, Mariame Françoise Koné-Bédié a participé activement aux réflexions qui accompagnent les profondes mutations de la filière.
L'un des épisodes les plus significatifs de son parcours reste son implication dans le rapprochement entre le GEPEX et l'Organisation Interprofessionnelle Agricole Café-Cacao de Côte d'Ivoire (OIA Café-Cacao CI).
À une période où l'adhésion du syndicat des exportateurs suscitait de nombreuses interrogations, elle contribue à instaurer un climat de confiance qui facilitera l'intégration du GEPEX au sein de cette nouvelle organisation.
Cette contribution est aujourd'hui reconnue par plusieurs responsables de l'interprofession, qui saluent son engagement en faveur d'une gouvernance plus inclusive de la filière.
Au-delà de ses responsabilités institutionnelles, Françoise Koné-Bédié demeure profondément attachée à la situation des producteurs.
Lors d'un récent échange en marge d'un séminaire de l'OIA Café-Cacao CI, elle confiait que son véritable combat n'était pas terminé.
Son ambition était de conduire une vaste étude socio-économique consacrée aux causes profondes de la pauvreté persistante dans les zones de production, avec une expérimentation dans l'ouest du pays avant une éventuelle généralisation à l'ensemble des régions cacaoyères.
Cette vision illustre une constante de son parcours : considérer que la performance économique de la filière n'a de sens que si elle améliore concrètement les conditions de vie des planteurs.
Afin de préserver cet héritage, l'idée de créer une Fondation Mariame Françoise Koné-Bédié serait à l'étude.
Cette structure pourrait soutenir les initiatives en faveur des producteurs, encourager la recherche sur les problématiques agricoles et instituer un Prix Mariame Françoise Koné-Bédié récompensant les actions exemplaires en faveur des cacaoculteurs ivoiriens.
Elle contribuerait également à transmettre aux nouvelles générations les valeurs de dialogue, d'intégrité et de service qui ont marqué son parcours.
Après trente années passées au cœur de la première filière agricole de Côte d'Ivoire, son nom demeure associé à une conception exigeante du service, à la recherche permanente du dialogue et à une conviction forte : le développement durable du cacao ivoirien ne peut être dissocié du bien-être de celles et ceux qui le produisent.
Wassimagnon
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