Côte d'Ivoire : Cyberchantage il détourne la confiance de son amie pour la faire chanter avec des vidéos intimes
Le mis en cause (Ph Koaci)
Ce qui n'était au départ qu'un simple service informatique s'est transformé en une affaire de cyberchantage. Une femme, identifiée sous les initiales S.G.N., a vécu un véritable cauchemar après avoir confié les accès de son compte iCloud à un proche en qui elle avait toute confiance.
Rencontrant un problème de stockage sur son compte Apple, la victime sollicite l'aide de son ami, réputé pour ses compétences en informatique. Elle lui transmet alors son identifiant, son mot de passe ainsi que la somme de 2 300 FCFA afin qu'il procède à l'achat d'un espace de stockage supplémentaire.
Quelques semaines plus tard, la situation prend une tournure inattendue. L'homme lui révèle qu'il a récupéré des vidéos montrant sa nudité et commence à exercer des pressions sur elle. En échange de son silence et de la non-diffusion de ces images, il exige des faveurs sexuelles. Refusant de céder à ce chantage, S.G.N. met fin à leurs échanges. Mais son ancien ami poursuit ses menaces, promettant de publier les vidéos sur Internet.
Face à cette situation, la victime décide de porter plainte auprès de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Les investigations menées par les enquêteurs aboutissent rapidement à l'interpellation du mis en cause, identifié sous les initiales L.K.L.
Entendu par les services d'enquête, ce dernier reconnaît avoir profité des identifiants iCloud qui lui avaient été confiés pour accéder aux fichiers personnels de la victime. Il admet également avoir utilisé ces vidéos comme moyen de pression afin d'obtenir des relations sexuelles, avant de présenter ses excuses à la plaignante.
À l'issue de l'enquête, L.K.L. a été déféré devant le parquet pour répondre des faits d'enregistrement illégal d'images à caractère sexuel et de menace de diffusion d'images à caractère sexuel sur Internet, des infractions prévues et réprimées par l'article 66 de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, ainsi que par l'article 450 du Code pénal.
Cette affaire rappelle que les risques liés à la cybercriminalité ne proviennent pas uniquement d'inconnus. Ils peuvent aussi émaner de personnes de l'entourage, d'où l'importance de ne jamais communiquer ses identifiants personnels, même à une personne de confiance.
Jean Chresus, Abidjan
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