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Côte d'Ivoire : Affectations en 6e et orientations en 2nd, le grand cafouillage qui met les parents en colère, le MENAET sommé de s'expliquer
 

Côte d'Ivoire : Affectations en 6e et orientations en 2nd, le grand cafouillage qui met les parents en colère, le MENAET sommé de s'expliquer

 
 
 
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© Koaci.com - dimanche 23 août 2026 - 12:56

La publication des résultats des affectations en 6e et des orientations en seconde suscite une vive grogne chez de nombreux parents d’élèves. Affectations jugées incohérentes, élèves envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile et des cas présumés d’orientation de garçons dans des établissements réservés aux filles. La situation alimente les interrogations et met le ministère de l’Éducation nationale face à de nombreuses attentes.


Quelques jours après la publication des résultats des affectations en classe de 6e et des orientations en seconde, la colère monte dans plusieurs familles. Des parents d’élèves dénoncent des décisions qu’ils jugent incompréhensibles et inadaptées à la situation de leurs enfants.


Depuis plusieurs années, le système éducatif ivoirien s’était engagé dans une dynamique visant notamment à donner davantage de possibilités aux parents dans le choix des établissements d’accueil de leurs enfants. Cette approche, mise en œuvre sous les précédentes administrations du ministère de l’Éducation nationale, avait progressivement été intégrée aux habitudes des familles.

Mais cette année, le processus suscite de nombreuses critiques. Des parents affirment que les affectations et orientations auraient été effectuées selon des modalités différentes, avec, dans certains cas, des décisions qui paraissent difficilement conciliables avec le lieu de résidence, le sexe de l’élève ou les choix exprimés par les familles.


Parmi les situations rapportées figurent notamment des cas d’élèves affectés ou orientés dans des établissements qui ne correspondraient pas à leur profil.

Des parents évoquent ainsi le cas d’un garçon qui aurait été affecté dans un établissement destiné aux filles. D’autres signalent des élèves envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu de résidence habituelle.


Un exemple cité est celui d’un élève résidant à Port-Bouët, à Abidjan, qui aurait été affecté à Korhogo, dans le nord du pays. Autre cas rapporté : celui d’un élève de sexe masculin résidant à Yopougon qui aurait été orienté vers un lycée d’excellence réservé aux jeunes filles, situé à plus de 700 kilomètres de son domicile.


Ces différents témoignages, qui méritent d’être vérifiés au cas par cas par les services compétents, alimentent le sentiment de confusion chez les familles concernées.


Face à ces situations, de nombreuses interrogations émergent au sein de la communauté éducative.


Qu’est-ce qui explique ces affectations jugées surprenantes ? Pourquoi avoir modifié une dynamique qui, selon de nombreux parents, avait fini par s’installer dans le système ? Les innovations introduites cette année ont-elles suffisamment tenu compte des acquis des précédentes campagnes d’affectation et d’orientation ?


Autant de questions auxquelles les parents d’élèves attendent désormais des réponses précises de la part du ministère de l’Éducation nationale.


La Direction de l’Orientation et des Bourses, qui joue traditionnellement un rôle important dans le processus d’orientation des élèves, est également au cœur des interrogations. Certains acteurs du secteur affirment qu’elle aurait été écartée d’une partie du processus. Cette affirmation, qui demande à être confirmée officiellement, contribue néanmoins à nourrir les inquiétudes.


Depuis la publication des résultats, les interpellations des parents se multiplient. Sur les réseaux sociaux comme dans les échanges au sein des communautés scolaires, les témoignages et demandes d’explications se font de plus en plus nombreux.


Pour les familles, la question est d’autant plus urgente que la rentrée scolaire est annoncée pour le mois de septembre. Les parents disposent donc de peu de temps pour comprendre les décisions prises et, le cas échéant, introduire des recours ou solliciter une correction.


Au-delà de la question administrative, les conséquences potentielles sur la scolarité des enfants inquiètent.


L’éloignement excessif entre le domicile familial et l’établissement d’affectation peut constituer un véritable obstacle à la poursuite régulière des études, notamment pour les élèves qui ne disposent pas de solutions d’hébergement adaptées.


 

Certains acteurs de l’éducation redoutent également que des affectations éloignées puissent accroître les risques de décrochage, d’abandon scolaire ou d’échec. La question de la sécurité et de l’encadrement des élèves, particulièrement des plus jeunes, est également posée par plusieurs parents.

Un expert du système éducatif intervenant auprès de notre rédaction estime que la situation, si elle n’est pas rapidement corrigée, pourrait fragiliser les efforts engagés depuis plusieurs années par l’État ivoirien pour améliorer l’accès et le maintien des enfants à l’école.


Face à la grogne grandissante, les regards sont désormais tournés vers le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique.


Les parents attendent surtout des explications sur les critères ayant présidé aux affectations et orientations, ainsi que des mécanismes permettant de corriger rapidement les éventuelles erreurs.


L’enjeu est de taille : à quelques semaines de la rentrée, chaque journée compte pour les familles qui doivent organiser la scolarité de leurs enfants.


Le ministère gagnerait donc à communiquer clairement sur le processus, à examiner les cas litigieux et, lorsque des erreurs sont effectivement constatées, à procéder rapidement aux rectifications nécessaires.

Car au-delà de la polémique, c’est l’avenir scolaire de milliers d’enfants qui se joue. Une rentrée apaisée passe nécessairement par des affectations cohérentes, transparentes et adaptées à la situation des élèves.


La DOB rassure les parents et ouvre une phase de réclamations


Face aux interrogations suscitées par certains résultats de l’opération d’affectation et d’orientation en classes de Sixième et de Seconde, la Direction de l’Orientation et des Bourses (DOB) apporte des éclairages sur les critères ayant guidé les décisions. Elle reconnaît notamment quelques erreurs liées au genre des élèves et rassure les parents : les situations particulières peuvent faire l’objet de réclamations, qui seront examinées lors des travaux de post-orientation, dans la limite des places disponibles.


Les résultats de l’opération d’affectation et d’orientation en classes de Sixième et de Seconde suscitent, depuis leur publication, des interrogations chez certains parents d’élèves. Pour répondre à ces préoccupations, la Direction de l’Orientation et des Bourses (DOB) apporte des précisions sur le processus et les critères ayant conduit aux différentes affectations.


Selon la DOB, les résultats publiés récemment sont issus des travaux de la Commission Nationale d’Orientation (CNO), pour l’Enseignement général, et de la Commission Nationale de Sélection et d’Affectation (CNSA), pour l’Enseignement technique et la Formation professionnelle. Ces deux commissions se sont réunies conjointement à Yamoussoukro, du 3 au 7 août 2026.


La Direction de l’Orientation et des Bourses rappelle que l’affectation et l’orientation des élèves reposent sur plusieurs critères. Parmi ceux-ci figurent notamment les choix exprimés par les parents d’élèves, dans la limite des capacités d’accueil des établissements, ainsi que la priorité accordée aux établissements publics.


À ces éléments s’ajoutent les conditions d’accès spécifiques à certains établissements et le mérite de l’élève. La proximité entre le domicile et l’établissement scolaire constitue également un facteur déterminant dans le processus d’affectation.

La DOB souligne ainsi que les décisions d’affectation résultent de la combinaison de ces différents paramètres et tiennent compte, autant que possible, des capacités d’accueil disponibles dans les établissements.


Parmi les situations ayant particulièrement retenu l’attention figurent des cas où des filles ont été affectées dans des établissements réservés aux garçons, ou inversement.


La Direction de l’Orientation et des Bourses reconnaît que de telles erreurs ont pu se produire. Elle les attribue à des erreurs de saisie ou de renseignement relatives au genre de certains élèves, lesquelles auraient échappé aux différents contrôles effectués au cours du processus.


Cette explication vise à rassurer les familles confrontées à ce type de situation et à leur permettre de disposer d’un mécanisme de recours.


 

La DOB précise que les situations particulières peuvent faire l’objet de réclamations. Celles-ci seront examinées et traitées avec diligence dans le cadre des travaux de post-orientation, sous réserve des places encore disponibles dans les établissements concernés.


Les parents d’élèves sont ainsi invités à effectuer leurs réclamations du jeudi 21 août au vendredi 27 août 2026, selon la filière d’enseignement concernée.


Pour les demandes relatives à l’Enseignement général, les réclamations doivent être formulées sur le site officiel reclamation.mendob-ci.org.

Pour les affectations relevant de l’Enseignement technique et professionnel, les parents sont invités à utiliser www.ersys-ci.net.


Le Call Center reste disponible

En complément des plateformes en ligne, les parents d’élèves peuvent également obtenir des informations auprès du Call Center mis à leur disposition.


À travers ces dispositions, la Direction de l’Orientation et des Bourses entend apporter une réponse aux préoccupations des familles et permettre la correction des situations qui le nécessitent, dans le respect des capacités d’accueil des établissements.






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