Kenya : Ruto ordonne à l'entreprise indienne Tata Chemicals de quitter le pays
Ruto
Le président kényan William Ruto durcit le ton à l’égard des acteurs étrangers présents dans l’économie du pays.
Après avoir ordonné le départ de l’entreprise indienne Tata Chemicals, le chef de l’État s’attaque désormais aux petites activités commerciales exercées par des étrangers sans permis de travail.
Concernant Tata Chemicals Magadi, qui exploite le carbonate de sodium du lac Magadi, dans le comté de Kajiado, William Ruto accuse le groupe de ne pas avoir suffisamment créé d’emplois ni développé la transformation locale des ressources.
Il a annoncé l’arrivée de nouveaux investisseurs appelés à produire davantage de valeur sur place.
Parallèlement, le gouvernement a ordonné la fermeture des petites entreprises gérées par des étrangers sans permis de travail.
La mesure intervient après les protestations de commerçants kényans contre les réformes fiscales et les déclarations de Ruto appelant à réserver davantage ces activités aux Kényans.
À Nairobi, des ressortissants burundais se sont rassemblés devant leur ambassade, certains affirmant avoir reçu des menaces depuis les déclarations présidentielles.
Le Kenya compte environ 16 000 réfugiés et demandeurs d’asile burundais, dont plusieurs exercent de petites activités commerciales, notamment dans le café et la vente de vêtements d’occasion.
Ses détracteurs accusent William Ruto de faire des étrangers des boucs émissaires des difficultés économiques du pays, à l’approche de la présidentielle de 2027, pour laquelle il devrait briguer un second mandat.
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