Côte d'Ivoire : Bouaké, les moto-taxis défient l'autorité du maire Amadou Koné et refusent le contrôle des pièces de leurs engins
Des conducteurs de moto-taxis (ph KOACI)
Une vive tension a été observée ce mercredi 09 septembre 2026 à Bouaké. Plusieurs artères dont la nationale A3, entre la gare routière et le marché de gros, ont été prises d'assaut par des conducteurs de moto-taxis mécontents et très surexcités.
Ces derniers ont déclenché un mouvement d'humeur pour protester contre l'obligation du port du casque. Cette mesure s'inscrit dans la réglementation édictée par le maire de Bouaké, également Ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Amadou Koné, qui impose le port du casque et la présence de rétroviseurs sur tous les engins à deux et trois roues.
Il faut préciser que cette action des autorités vise à mettre fin aux nombreux accidents de la circulation enregistrés dans la ville. Ces accidents, qui ont fait plusieurs morts, sont provoqués en grande majorité par des motos.
Selon les informations recueillies, la grogne porte sur deux points. D'une part, l'obligation faite aux conducteurs de prévoir un casque supplémentaire pour leurs passagers, une exigence qu'ils jugent difficile à appliquer. D'autre part, le contrôle systématique de l'ensemble des pièces afférentes aux engins lors des interpellations, alors que la mesure annoncée ne portait initialement, selon eux, que sur le casque et les rétroviseurs.
Le mouvement a été maîtrisé par les forces de l'ordre, rapidement déployées sur les différents points de blocage. Face à des manifestants déterminés à paralyser la circulation, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser et rétablir l'ordre. Aucun dégât majeur n'a été signalé, mais la circulation est restée perturbée pendant plusieurs heures avant un retour progressif au calme.
Il appartient désormais aux autorités municipales et sécuritaires de veiller au respect strict de la loi et à l'application effective des mesures édictées et mises en vigueur depuis le lundi 07 septembre 2026. Car nul n'est au-dessus de la loi. Au-delà de la répression, c'est un enjeu de sécurité publique et de protection des vies humaines qui est en jeu, dans une ville où l'incivisme routier continue de faire de nombreuses victimes.
T.K.Emile
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