Côte d'Ivoire : PGRPEC, Sinan Zakalia prend les commandes et mise sur la continuité pour accélérer les résultats
Une nouvelle page s’ouvre dans la gouvernance des programmes publics en Côte d’Ivoire. À l’issue d’une cérémonie officielle de passation de charges, ce mardi 22 septembre 2026, Sinan Zakalia a pris les rênes du Programme de gestion des ressources publiques pour l’emploi et la croissance (PGRPEC). Il succède à Madeleine Yao N’Guessan Kouamé Aya Madeleine à la tête du dispositif chargé de poursuivre plusieurs chantiers liés à la mobilisation des ressources et à l’efficacité de la dépense publique.
La transition est désormais officielle. Après plusieurs années consacrées au renforcement de la gouvernance publique à travers le Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS), une nouvelle séquence s’ouvre avec le Programme de gestion des ressources publiques pour l’emploi et la croissance (PGRPEC).
La cérémonie de passation de charges, présidée par Marie Hélène Sarassoro épouse Fadiga, Inspecteur générale des Finances, a permis de formaliser la transmission des dossiers administratifs, techniques et financiers entre la coordinatrice sortante, Madeleine Yao N’Guessan Kouamé Aya Madeleine, et le nouveau coordonnateur, Sinan Zakalia.
Pour l’Inspecteur générale des Finances, cette cérémonie ne saurait être réduite à une simple formalité administrative. Elle constitue également un moment essentiel pour assurer la continuité de l’action publique et préserver la mémoire institutionnelle des projets et programmes.
Cette exigence de continuité prend tout son sens alors que le PAGDS, mis en œuvre depuis 2019 avec l’appui de la Banque mondiale, arrive à une phase importante de son cycle. Le projet a notamment contribué au renforcement de la gouvernance économique et financière, au suivi-évaluation axé sur les résultats ainsi qu’à l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources publiques.
À la tête du PAGDS depuis juillet 2019, Madeleine Yao N’Guessan Kouamé Aya Madeleine a été saluée pour son engagement et son expérience de plus de trois décennies dans l’administration des finances publiques. Son parcours l’a conduite à exercer plusieurs responsabilités au ministère de l’Économie et des Finances, à l’ENA ainsi qu’auprès de plusieurs membres du gouvernement.
Au moment de quitter ses fonctions, la coordinatrice sortante a exprimé sa reconnaissance à ses collaborateurs et aux autorités qui l’ont accompagnée dans l’exercice de sa mission.
Elle a également mis en avant le choix d’une relève issue des équipes ayant participé à la mise en œuvre du PAGDS. Pour elle, la promotion de Sinan Zakalia illustre la transmission des compétences et la volonté de préserver les acquis du projet.
« Un leader fait des leaders », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’importance de la formation et de la préparation de la relève au sein des administrations et des équipes de projets.
À l’endroit de son successeur, Madeleine Yao a également lancé un message empreint de disponibilité : « Je suis à la porte d’à côté ». Une formule destinée à rappeler qu’elle restera accessible pour accompagner, si nécessaire, la nouvelle équipe durant la période de transition et de clôture du PAGDS 1.
Pour Sinan Zakalia, cette prise de fonctions s’inscrit dans la continuité d’un parcours déjà étroitement lié au PAGDS. Expert en management des projets et spécialiste de la gouvernance publique, il a notamment occupé les fonctions de spécialiste du suivi-évaluation du projet, avant de devenir coordonnateur des opérations de planification et de suivi-évaluation.
Nommé par arrêté n°0421/MEFB/CAB du 2 septembre 2026, après avis de non-objection de la Banque mondiale, il prend désormais la responsabilité du PGRPEC.
Sa mission ne se limite toutefois pas au lancement du nouveau programme. Il devra également assurer la gestion des ressources résiduelles et du patrimoine du PAGDS, ainsi que le suivi des différents dossiers encore ouverts dans le cadre de la clôture du projet.
Conscient des responsabilités qui lui incombent, le nouveau coordonnateur a affiché sa volonté de privilégier le travail collectif et une gestion fondée sur la transparence et la rigueur.
Face à ses nouveaux collaborateurs, Sinan Zakalia a notamment voulu rassurer sur sa méthode de management. « Je ne viens pas, comme on le dit entre guillemets, couper des têtes », a-t-il déclaré, invitant plutôt les équipes à faire preuve de probité, d’humilité, de loyauté et de dévouement.
Un message qui traduit sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité, tout en imprimant sa propre méthode de travail à la nouvelle équipe.
La passation de charges intervient alors que plusieurs dossiers du PAGDS restent à finaliser. Parmi eux figurent notamment l’installation d’un scanner destiné à la Douane, le suivi d’engagements financiers en cours et la gestion des ressources résiduelles du projet.
Dans le même temps, le PGRPEC devra s’attaquer à des enjeux structurants pour la gestion des finances publiques, notamment la mobilisation des recettes intérieures et la maîtrise des dépenses publiques.
L’objectif affiché est de contribuer à dégager davantage de marges de manœuvre budgétaires pour l’État et, plus largement, à renforcer l’efficacité de la gestion des ressources publiques au service de l’emploi et de la croissance.
Avec cette passation, Sinan Zakalia hérite donc d’un dispositif dont les fondations ont été consolidées au fil des années sous la conduite de Madeleine Yao.
Entre la clôture des derniers chantiers du PAGDS, la gestion des ressources restantes et le déploiement du PGRPEC, la nouvelle équipe devra désormais assurer une transition fluide tout en donnant une nouvelle impulsion aux réformes engagées.
Le défi sera de transformer l’expérience accumulée en résultats mesurables, dans un contexte où l’amélioration de la mobilisation des ressources et l’efficacité de la dépense publique demeurent au cœur des enjeux de gouvernance et de développement.
Wassimagnon
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