Guinée-Bissau : Le gouvernement bloque un projet de vaccination de 14 000 nouveau-nés
La Guinée-Bissau a confirmé son refus d’autoriser un essai clinique portant sur le calendrier de vaccination des nouveau-nés contre l’hépatite B.
Selon la chercheuse Christine Stabell Benn, citée jeudi par le média spécialisé Ars Technica, le Conseil des ministres a entériné cette décision le 16 octobre.
Pilotée par des chercheurs danois du Bandim Health Project, rattaché à l’Université du Danemark du Sud, l’étude devait concerner 14 000 nourrissons.
La moitié aurait reçu le vaccin dès la naissance, tandis que l’autre aurait été vaccinée à six semaines, conformément à la pratique actuelle dans le pays.
Les chercheurs souhaitaient comparer les effets des deux calendriers sur la mortalité, la santé et le développement des enfants, suivis durant plusieurs années.
Le projet, financé à hauteur de 1,6 million de dollars par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a suscité de vives critiques.
Des spécialistes de santé publique ont dénoncé les risques liés au report de la vaccination, alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande une première dose dans les 24 heures suivant la naissance, particulièrement dans les pays où le virus est très présent.
En Guinée-Bissau, où la prévalence de l’hépatite B est élevée, la vaccination intervient actuellement à six semaines.
Les autorités prévoient toutefois de généraliser la dose à la naissance à partir de 2028.
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