Cameroun: À Yaoundé, 11 élèves devant le conseil de discipline, ils ont saccagé le lycée après la mort de leur camarade
C'est ce lundi 26 octobre 2026 que tout va se jouer pour eux.
Onze élèves sont convoqués ce jour devant un conseil de discipline extraordinaire au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé.
Ils ont été identifiés et interpellés par la police à la suite des violences survenues dans l'établissement le mercredi 21 octobre dernier.
Ils sont mis en cause pour « incitation à la rébellion, violence et destruction de biens ».
Dans un communiqué signé le 23 octobre, la proviseure, Mme Tonga, demande aux élèves concernés, essentiellement inscrits dans les classes du second cycle, de se présenter accompagnés de leurs parents.
Tout a commencé par la mort de Junior
Le drame qui a tout déclenché, c'est la mort de Junior Cabrel Feudjio Kitio.
L'élève en Première F3-A est mort dans un accident de la circulation impliquant une moto et un camion de vidange. Ses deux camarades ont été blessés.
Quand la nouvelle est arrivée au lycée, les élèves sont entrés en colère. Le mouvement d'humeur a dégénéré.
Ils pleuraient leur camarade. Mais la colère est devenue casse.
Lycée saccagé, voiture de la proviseure détruite
Selon l'administration scolaire, le mouvement a dégénéré en actes de vandalisme, occasionnant des dégâts matériels dans l'établissement, ainsi que sur le véhicule de la proviseure.
Sur la photo, on voit le résultat : des chaises jetées dans le couloir, une porte arrachée, du matériel saccagé.
Un élève aurait notamment été interpellé en possession d'équipements provenant de la salle d'intelligence artificielle.
Le président de la coopérative scolaire est également présenté par l'administration comme l'un des principaux instigateurs présumés des violences.
C'est lui qui aurait chauffé les autres.
11 élèves, un conseil, des exclusions ?
Le conseil de discipline devra examiner les faits reprochés aux onze élèves et déterminer les responsabilités individuelles.
Chacun va répondre de ce qu'il a fait. Certains risquent l'exclusion temporaire, d'autres l'exclusion définitive.
Les parents sont convoqués avec eux. Ils doivent venir ce lundi.
La reprise des cours est prévue mercredi 28 octobre.
La colère justifie-t-elle la casse ?
Junior est mort, c'est une douleur terrible. Personne ne peut dire le contraire. Tout le lycée pleure un garçon de Première F3-A qui ne reviendra plus.
Mais est-ce que la douleur autorise à casser son propre lycée ? À voler le matériel de la salle d'intelligence artificielle qui sert à tous les élèves ? À détruire la voiture de la proviseure ?
C'est la question que le conseil de discipline doit trancher ce lundi à Nsam.
La colère justifie-t-elle la casse ?
- Armand Ougock, correspondant permanent Koaci au Cameroun
- Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au WhatsApp 237 691154277 ou cameroun@koaci.com -
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