Côte d'Ivoire : Cadres du PPA-CI et PDCI placés sous contrôle judiciaire, le CNDH : « Nul ne saurait être soustrait à la loi, mais ne saurait subir de restriction arbitraire »
Dans une déclaration relative aux procédures judicaires visant les responsables du Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI) et du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), appelle au respect de leurs droits fondamentaux.
Conformément à son mandat, le CNDH tient à rappeler les principes fondamentaux qui régissent tout Etat de droit, particulièrement dans les périodes de consolidation démocratique.
Pour l’institution de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme, « nul ne saurait être soustrait à l’application de la loi en raison de son appartenance politique. Réciproquement, nul ne saurait subir de restriction arbitraire de ses droits en raison de ses opinions ou de son engagement politique. »
Le CNDH souligne que, toute procédure judicaire doit respecter la présomption d’innocence, les droits de la défense et les exigences du procès équitable. La convocation, l’audition ou le placement sous contrôle judicaire ne préjugent en aucun cas de la culpabilité, laquelle ne peut être établie que par une décision judicaire définitive rendue à l’issue d’une procédure régulière.
Le Conseil recommande au Gouvernement, à l’ensemble de la classe politique et aux leaders d’opinion, à privilégier constamment les voies du dialogue constructif et la concertation pour préserver les acquis démocratiques et la paix sociale.
Des cadres des deux principaux partis de l’opposition ivoirienne (PDCI-PPA-CI) ont été inculpés chacun pour 17 chefs d’accusation et placés sous contrôle judicaire par la Section Antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan.
Ils sont poursuivis pour des liens présumés avec les violences survenues lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Donatien Kautcha, Abidjan
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