Côte d'Ivoire : Bouaké, 104 millions FCFA de subvention prélevés sur le compte du Collège Yamousso malgré une ordonnance de justice, le ministre N'Guessan Koffi interpellé
Le ministre N'Guessan Koffi (ph)
Alors que le Collège Yamousso Marie-Thérèse de Bouaké est censé former l'élite de demain, sa gestion vire au scandale financier et social : 104 millions de subvention de l'État prélevés malgré une ordonnance de justice signifiée au Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement Technique (MENAET), un document de nomination contesté par une expertise judiciaire, et 7 travailleurs jetés à la rue avec 468 000 F comme droit après 6 ans de service. Face à ce qu'ils qualifient de hold-up organisé, le collectif des héritiers de feu KOUYATÉ Lassina, regroupés autour de Kouyaté Zoumana, interpelle directement le Ministre N'Guessan Koffi, pour qu'une enquête immédiate soit diligentée.
À la suite d'une ordonnance rendue en référé par le Tribunal de Première Instance de Bouaké, à la demande du collectif pour protéger la masse successorale de feu KOUYATÉ Lassina, les héritiers affirment avoir fait signifier cette décision exécutoire par provision à toutes les structures concernées, à savoir le Ministère de l'Éducation Nationale à la personne de Mme N'Goran Giselle qui a reçu copie de l'exploit, à la DELC à la personne de M. Kouakou Béhibro qui a reçu copie de l'exploit, à la DEEP à la personne de Mme Guiro Viviane qui a reçu copie de l'exploit, à l'État de Côte d'Ivoire à la personne du délégué attaché des services judiciaires, Deli Serge qui a reçu copie de l'exploit, et à la SGCI à la personne de Mme N'Cho Vanessa, chargée des successions qui a également reçu copie de l'exploit.
Malgré ces significations, le collectif soutient que le mis en cause, M. KOUYATÉ Mamadou Vaboua, continue de manipuler les fonds de la succession, en particulier la subvention versée par l'État. Ils affirment que malgré toutes les démarches pour l'en empêcher, il aurait prélevé 104 millions sur les comptes de l'établissement, un montant qui pourrait atteindre 200 millions selon les investigations qu'ils disent en cours.
C'est sur ce point que porte leur interpellation au Ministre N'Guessan Koffi, car pour le collectif de Kouyaté Zoumana, les fonds publics seraient manipulés à l'aide de documents dont ils contestent l'authenticité.
Dans son acte d'appel contre l'ordonnance, M. Vaboua aurait demandé au Président de la Cour d'Appel de constater que le Collège Nanan YAMOUSSO ne ferait pas partie de la succession de feu KOUYATÉ Lassina et serait sa propriété exclusive. Si la Cour a infirmé la nomination du séquestre, le collectif soutient que l'arrêt n'a jamais ordonné la reprise de la gestion par M. Vaboua.
Ils disent avoir été surpris de le voir se remettre à la tête de l'établissement et procéder à des retraits en se prévalant de sa lettre de nomination du 07 décembre 1999. Un document que le collectif qualifie de faux et sans base juridique, en s'appuyant sur le rapport d'expertise graphologique N°158/10/26 du 23 juin 2026 de l'expert YAO KOUADIO Jean qu'ils présentent, qui conclurait que la signature contestée ne serait pas de la main de feu KOUYATÉ Lassina.
Le collectif s'interroge sur la manière dont ce document continuerait d'être utilisé auprès de structures dotées selon eux de cellules juridiques comme la SGBCI, les Impôts, la CNPS et la DEEP.
Sur la base de ce document contesté, M. Vaboua aurait également procédé à des licenciements que le collectif de Kouyaté Zoumana qualifie d'abusifs et basés sur des motifs fallacieux. Sept membres de l'administration ayant au moins 6 ans d'ancienneté se seraient retrouvés avec seulement 468 000 FCFA de droits. L'un d'eux, M. Kouyaté Papa Junior, aurait engagé des procédures contre l'établissement.
KOACI apprend que le collectif de Kouyaté Zoumana demande que la lumière soit faite sur la situation au Collège Nanan Yamousso situé à Dar-Es-Salam et que le Ministre N'Guessan Koffi diligente immédiatement une enquête sur la destination de cette subvention. Car, selon le collectif, prendre 104 millions FCFA et ensuite renvoyer des travailleurs pour motif économique semble incohérent.
Des parents d'élèves dudit établissement sont inquiets pour le cursus scolaire et l'avenir de leurs progénitures, plongées dans cet imbroglio juridico-familial.
T.K.Emile
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