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Côte d'Ivoire : Adjamé, un mois de prison ferme pour Fousseni Konaté, reconnu coupable de diffamation contre le maire
 

Côte d'Ivoire : Adjamé, un mois de prison ferme pour Fousseni Konaté, reconnu coupable de diffamation contre le maire

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 05 novembre 2026 - 11:15


Le tribunal de première instance d’Abidjan a condamné, mardi 3 novembre 2026, l’opérateur économique Fousseni Konaté à un mois d’emprisonnement ferme et à un million de francs CFA d’amende pour diffamation au moyen d’un système informatique et outrage envers le député-maire d’Adjamé, Farikou Soumahoro. Une décision qui intervient après plusieurs semaines de polémique autour de ses accusations visant la gestion municipale.


Le verdict est tombé. Poursuivi à la suite d’une plainte du député-maire d’Adjamé, Farikou Soumahoro, l’opérateur économique Fousseni Konaté a été reconnu coupable de diffamation au moyen d’un système informatique et d’outrage, à l’issue de son procès devant le tribunal de première instance d’Abidjan, statuant en audience des flagrants délits, le mardi 3 novembre 2026.


Pour ces faits, le tribunal l’a condamné à un mois d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende d’un million de francs CFA. La juridiction a également déclaré recevable et fondée la constitution de partie civile du député-maire. À ce titre, le prévenu devra lui verser un franc symbolique en réparation du préjudice subi.


À la barre, Fousseni Konaté a contesté les accusations portées contre lui. Il a notamment nié être l’auteur des publications de la vidéo incriminée sur les réseaux sociaux. Ses conseils ont plaidé la relaxe, estimant que les infractions poursuivies n’étaient pas suffisamment établies.


De son côté, le parquet a requis la culpabilité du prévenu ainsi qu'une peine d'un mois d'emprisonnement ferme. Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a suivi ces réquisitions et prononcé sa décision sur le siège. Fousseni Konaté conserve toutefois la possibilité d'interjeter appel. 


Cette affaire trouve son origine au début du mois d'octobre 2026, lors d'une cérémonie organisée à Adjamé, dont Fousseni Konaté était le parrain. À cette occasion, l'opérateur économique avait vivement critiqué la gestion de la municipalité, dénonçant notamment des projets qu'il estimait inexistants sur le terrain, malgré leur inscription dans des documents administratifs.


Il avait particulièrement mis en cause la construction annoncée d'un commissariat et la réhabilitation de foyers de jeunes. Selon lui, ces projets n'existeraient que sur le papier. Il avait également soulevé des interrogations sur les dépenses consacrées à l'acquisition de véhicules de luxe et évoqué des pressions qui seraient exercées sur les personnes contestant la gestion municipale.


 

Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, avaient rapidement suscité une vive polémique et conduit le député-maire Farikou Soumahoro à engager des poursuites judiciaires.


Face à la montée de la controverse, les conseillers municipaux d'Adjamé avaient organisé une sortie médiatique pour apporter des éclaircissements et défendre la gestion de l'équipe municipale.


Leur porte-parole, Bamba Soumaïla, avait notamment présenté des données issues de la Direction financière de la mairie, faisant état d'un taux d'exécution d'environ 4 % pour les dépenses d'investissement concernées.


Les élus avaient alors tenu à rappeler une distinction essentielle : l'inscription d'un projet dans un budget voté ne signifie pas nécessairement que les ressources correspondantes ont déjà été mobilisées ou dépensées.


Selon leurs explications, les projets dénoncés comme fictifs n'avaient pas encore bénéficié de l'intégralité de leur financement. Les conseillers municipaux avaient néanmoins reconnu des retards dans l'exécution de certains chantiers, tout en assurant qu'aucun des projets concernés n'avait été abandonné.


La municipalité avait, à cet effet, annoncé son intention de livrer les ouvrages en question avant la mi-2027.


Au-delà de son volet judiciaire, cette affaire intervient dans un contexte politique local particulièrement sensible. Fousseni Konaté est en effet présenté comme un potentiel candidat aux prochaines élections municipales à Adjamé.


 

Sa condamnation intervient ainsi dans un climat marqué par des critiques sur la gestion de la commune et des prises de position publiques de plus en plus visibles.


Si la décision judiciaire vient sanctionner les propos pour lesquels il était poursuivi, la possibilité d'un appel laisse encore ouverte la voie à une éventuelle contestation du jugement.


Cette affaire remet également au centre du débat la question de la gestion des collectivités territoriales, de la transparence dans l'exécution des budgets publics et de la responsabilité des acteurs politiques et économiques dans leurs prises de parole publiques.



Wassimagnon



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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