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Côte d'Ivoire : Abidjan accueille la 14ème réunion régionale africaine de l'OIT, les participants planchent sur l'avenir du travail
 

Côte d'Ivoire : Abidjan accueille la 14ème réunion régionale africaine de l'OIT, les participants planchent sur l'avenir du travail

 
 
 
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© Koaci.com - mardi 03 décembre 2019 - 22:37

La 14ème réunion régionale africaine de l’organisation internationale du travail (OIT) a démarré aujourd’hui à Abidjan, capitale économique ivoirienne. Présidée par le ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale, elle prend fin le 6 décembre prochain.


Cette rencontre qui marque la fin de la célébration des 100 de l’OIT enregistre la participation des délégués représentant les gouvernements, les organisations d’employeurs et les organisations de travailleurs des Etats membres de la région Afrique.


C’est la deuxième fois que la Côte d’Ivoire accueille un tel évènement après l’édition de 1999, la 9ème réunion du genre.


Pascal Abinan Kouakou a déclaré que cette édition est une occasion pour les participants de jeter un regard rétrospectif sur l’importante œuvre accomplie par l’OIT et ses mandants tripartites et d’envisager sereinement l’avenir du travail qu’ils veulent pour eux-mêmes et pour les générations futures.


Le ministre ivoirien, a mentionné que le continent est confronté à de nombreuses difficultés relatives notamment à l’importance de l’économie informelle dans la majorité des pays ; au chômage de la jeunesse pour laquelle il faut nécessairement construire un avenir sûr ; au faible niveau d’industrialisation, au système agricole fortement orienté vers l’exportation des matières premières ; à la déforestation galopante et bien entendu au changement climatique et aux conséquences dramatiques qui n’iront que croissant si les pays n’agissent pas vigoureusement.


Selon lui, grâce aux outils et mécanismes régionaux et internationaux mis en place, l’organisation à fait progresser le travail décent en procédant à une meilleure redistribution des fruits de la croissance économique.


Prenant l’exemple de son pays, il a annoncé que l’Enquête nationale sur la situation de l’emploi montre une prédominance des emplois informels avec un taux de 93,9% qui s’élève à 97,9% en milieu rural.


«Cette situation expose une grande partie de la population active aux risques qui caractérisent ce secteur et qui génèrent bien souvent la précarité de l’emploi et des revenus, la pauvreté, l’absence de protection sociale, de sécurité juridique et de prévention contre les risques professionnels et donc un déficit de travail décent, » a expliqué, le Président.


Selon le ministre, face à cette réalité, le Gouvernement a pris de nombreuses mesures à travers les différents Plans Nationaux de Développement et bien d’autres mécanismes. Il a été mis en place un Programme Social du Gouvernement pour la période 2019-2020.


 

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Les efforts fournis sont donc notables et sont appelés à s’accroître à travers divers autres programmes nationaux.


Son souhait est que les travaux de la présente session donnent des orientations appropriées pour aller de l’avant.


Cela fait 60 ans cette année que l’OIT a établi sa première présence permanente sur le continent africain. Guy Ryder, Directeur régional du bureau de l’OIT estime que cette rencontre est une occasion de contribuer à bâtir l’avenir du travail sur le continent.


Il a regretté que cette rencontre se tient à un moment où l’économie mondiale marque le pas et que c’est dans ce contexte qu’il faudra relever le défi de l’emploi en Afrique en créant 26 millions d’emplois productifs tous les ans si l’on veut réaliser l’Agenda du développement durable à l’horizon 2030.


«C’est également dans ce contexte que le déficit de financement annuel de 68 milliards de dollars devra être comblé, afin de pouvoir financer les investissements nécessaires pour que la protection sociale universelle devienne réalité en Afrique, » a-t-il ajouté.


61% des travailleurs se trouvent dans l’économie informelle dans le monde. Selon le Directeur régional, les taux correspondants en Afrique sont nettement supérieurs, d’une vingtaine de points de pourcentage en moyenne.


Il reconnaît que dans ces conditions, le processus de formalisation est donc une tâche aussi gigantesque que nécessaire et soutient que les actions ciblées pour renforcer les compétences sont essentielles pour apporter les changements nécessaires.


 

Le Directeur régional souhaite l’inclusion des femmes africaines au travail. «Elles assument déjà un rôle crucial mais nous devons agir pour leur permettre un accès égal au travail décent. La nature des défis à relever appelle impérativement une gouvernance efficace du travail en Afrique. Pour le dire simplement, l’Afrique a besoin de se doter des réglementations appropriées, puis des capacités institutionnelles suffisantes pour faire appliquer ces réglementations avec cohérence, efficacité et transparence. Si chacune de ces deux dimensions est certes importante, je crois pouvoir dire que c’est sur la mise en oeuvre que les efforts doivent porter en priorité, » a-t-il expliqué.


Il a salué l’Afrique en ce qui concerne les ratifications des conventions de l’OIT, car il ne manque que neuf ratifications pour que tous les Etats Membres africains aient accepté les obligations découlant des huit conventions fondamentales.


Guy Ryder pensent que les ministères du Travail doivent disposer des ressources, du savoir-faire, des systèmes d’information et des capacités d’application dont ils ont besoin pour s’acquitter efficacement de leur mission.


Dans le même ordre d’idées, il invite, les pays à soutenir, les organisations d’employeurs et de travailleurs, qui doivent répondre aux demandes croissantes avec les moyens limités dont elles disposent.


«Elles ont également besoin d’être soutenues afin de pouvoir participer, en tant que partenaires informés et crédibles, aux processus de dialogue social qui sont absolument déterminants pour parvenir à un consensus et pour résoudre les problèmes qui se posent au travail, » a-t-il conclu. 



Wassimagnon


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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