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Cameroun : Un parti d'opposition menacé d'interdiction
 

Cameroun : Un parti d'opposition menacé d'interdiction

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 26 septembre 2020 - 08:37

 

 (Ph)

Le gouvernement camerounais menace d’interdire le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Selon René Emmanuel Sadi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement le Mrc prône ouvertement l’insurrection pour renverser les institutions de la République.


« La situation du leader du Mrc fait l’objet d’un examen attentif par les instances judiciaires compétentes », a écrit vendredi soir le porte-parole du gouvernement.

Et d’ajouter, « celle du parti politique MRC qui s’illustre négativement depuis plusieurs années par des activités attentatoires à la paix si chère aux camerounais, fait également l’objet d’un examen attentif par le ministère de l’Administration territoriale ». 


Dans une communication, Maurice Kamto le leader du Mrc a fait savoir que les manifestations entamées le 22 septembre 2020 allaient se poursuivre jusqu’à l’objectif final.


Le Mrc s’est fixé pour objectif final de chasser le président Biya du pouvoir. Poste qu’il occupe depuis 38 ans.

Plusieurs personnes dont l’implication aux manifestations du 22 septembre, a été jugée dérisoire ont été relâchées. D’autres le seront au fur et à mesure de l’enquête judiciaire en cours, apprend-on.  


Certains meneurs et organisateurs de cette « aventure insurrectionnelle » ont également été arrêtés et répondront de leurs actes devant la justice, promet Yaoundé.


 

Bilan


Le gouvernement estime que le mouvement « insurrectionnel » du Mrc s’est soldé par un « échec cuisant ». 

 Yaoundé salue « l’écrasante majorité » de la classe politique et des camerounais qui se sont désolidarisés du Mrc, malgré leur « volonté acharnée d’instrumentaliser le fait ethnique ».

De son côté, le Mrc a dressé un bilan élogieux des manifestations du 22 septembre dernier. La formation que dirige Maurice Kamto parle d’un « succès ».

Selon le Mrc les marches du 22 septembre ne sont qu’un point de départ.

« Nous ne sommes pas dupes : un peuple resté aussi longtemps dans les fers ne se libère pas en un jour. Les Marches pacifiques du 22 septembre ne sont donc qu’un point de départ. Le peuple de la résistance doit rester éveillé et plus mobilisé que jamais », a écrit Maurice Kamto. 


Par ailleurs, les autorités camerounaises dénoncent les « ingérences étrangères.»


« Certaines velléités d’ingérences étrangères détectées depuis un certain temps, font l’objet d’un suivi conséquent des services spécialisés », précise Yaoundé.


S’agissant des casses survenues dans les ambassades du Cameroun en 2019, Yaoundé dénonce une « coalition » avec les groupuscules "violents" à l’étranger désormais «avérée ». Cette « coalition » sera prise en compte lors des procédures en cours, souligne le gouvernement camerounais.  


 

Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun. 

-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com-




 
 
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