Côte d'Ivoire : Bouaké endeuillée, un jeune père de famille tué à Djamourou dans une violence insoutenable
Le défunt (Ph Koaci)
La commune de Bouaké, et plus particulièrement le quartier Djamourou, est plongée dans une profonde consternation après un drame survenu le dimanche 1er janvier. Un jeune père de famille, Doumbia Tiemoko, a perdu la vie dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui une épouse brisée et un nourrisson privé à jamais de son père.
La journée avait pourtant commencé sous le signe de la joie. Dans la matinée, la famille célébrait le baptême de son fils, âgé de seulement deux semaines. Après cette cérémonie, Doumbia Tiemoko, comme à son habitude, s’est rendu dans la soirée au « grin » pour partager un moment d’échange avec ses amis du quartier. Fatigué, il décide ensuite de regagner son domicile.
À son arrivée devant la cour familiale, il aperçoit des jeunes gens en train d’uriner sur le mur de la concession. Sans agressivité, il leur demande de cesser, rappelant qu’il s’agit d’une habitation occupée. La discussion dégénère rapidement. Les esprits s’échauffent et, sentant la situation leur échapper, les jeunes appellent des renforts qui se trouvaient à proximité, dans une ambiance festive liée à une cérémonie populaire.
Pris de court, Doumbia Tiemoko tente de fuir. Mais il est rattrapé par le groupe. Selon les témoignages recueillis, une violence extrême s’abat alors sur lui. Armés d’armes blanches, les assaillants s’en prennent à lui avec une brutalité qui ne lui laisse aucune chance de survie. Deux personnes ayant tenté d’intervenir pour lui porter secours sont grièvement blessées et ont été admises en urgence au Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké, où elles reçoivent actuellement des soins.
Ce crime odieux suscite une vive émotion dans la population. Marié depuis le 25 avril 2025, Doumbia Tiemoko venait à peine de fonder sa famille. En l’espace de quelques heures, une célébration de vie s’est transformée en deuil irréparable. Son fils, encore au berceau, grandira sans connaître son père.
Face à cette barbarie, les habitants de Djamourou et de Bouaké expriment leur indignation et appellent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. Ils réclament que les auteurs soient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice, afin que ce drame ne reste pas impuni et que la paix et la sécurité soient restaurées dans les quartiers.
Jean Chresus, Abidjan
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