Cameroun : Crise à la Fecavolley, le gouverneur du littoral défie le ministre des sports et réaffirme la primauté de l'autorité judiciaire
Dans le cadre de la crise institutionnelle qui secoue la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a présidé une séance de travail réunissant l'ensemble des parties prenantes pour clarifier la position de l'autorité régionale face aux tensions liées au renouvellement des organes dirigeants de la fédération, rapportent les medias locaux.
Toujours selon les mêmes medias, le chef de l'exécutif régional a maintenu sa position initiale, refusant de cautionner des activités qu'il considère comme contraires au cadre légal en vigueur, malgré la correspondance du ministre des Sports et de l'Éducation Physique, Narcisse Mouelle Kombi, datée du 2 février, qui évoquait l'élection de Bello Bourdanne et les homologations ministérielles.
La réunion, qui s'est tenue en présence de l'état-major administratif et sécuritaire de la région, a confirmé l'orientation du Gouverneur : le respect strict des décisions de justice et de l'ordre public dans la région du Littoral.
Rencontre sous haute tension
Côté Fecavolley, Julien Serge Abouem (président reconnu par la justice) empêché, s'est fait représenter par Martin L. Mapack, chef de la cellule juridique, accompagné d'Emmanuel Tcheuffa, président de la Ligue régionale du Littoral, et de Philippe Belate, membre du Conseil d'administration. L'absence remarquée de Bello Bourdanne contrastait avec la présence de Bebey Moudiki Jacques, illustrant les divisions persistantes au sein de la fédération.
« Le respect des décisions de justice n'est pas négociable »
Au cours des échanges, le Gouverneur Ivaha Diboua a tenu un discours sans équivoque : « Le respect des décisions de justice n'est pas négociable dans la région du Littoral. » L'autorité administrative a rappelé que sa région ne saurait se mettre en contradiction avec les décisions du Président de la Cour suprême, insistant sur le strict respect de l'autorité judiciaire dans ce dossier.
Ce message constitue un signal fort adressé à l'ensemble des acteurs du volleyball camerounais : dans la région du Littoral, l'autorité de la justice prime sur les rapports de force et les agendas personnels.
Réactions contrastées
À l'issue de la rencontre, Emmanuel Tcheuffa s'est félicité de la position du Gouverneur, saluant une décision qui, selon lui, « rétablit le droit au centre du jeu, protège le volleyball camerounais contre les dérives futures et impose la République des Lois ».
Cette intervention de l'autorité régionale s'inscrit dans un contexte de tensions institutionnelles marquées autour de la Fecavolley, fédération qui a pourtant brillé sur la scène africaine avec trois titres continentaux consécutifs. Le processus de renouvellement des instances dirigeantes a donné lieu à des contestations juridiques, notamment des décisions de la Cour suprême portant sur la régularité de certaines procédures électorales.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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