Côte d'Ivoire : Affaire Epstein, le PDCI-RDA réclame des clarifications et met le gouvernement face à ses responsabilités
Dans une déclaration officielle rendue publique le 17 février 2026 à Abidjan, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a exprimé sa « grande préoccupation » face aux répercussions internationales de l’affaire impliquant Jeffrey Epstein et aux interrogations relayées dans certains médias et sur les réseaux sociaux concernant d’éventuels liens indirects avec la Côte d’Ivoire.
Sans formuler d’accusations directes, le principal parti d’opposition appelle les autorités ivoiriennes à fournir des clarifications officielles sur des allégations jugées « graves », invoquant la nécessité de transparence, la protection des mineurs et la préservation de la crédibilité des institutions publiques.
Dans son communiqué, le PDCI-RDA rappelle que l’affaire Epstein ne se limite pas à un simple scandale international. Le financier américain, condamné en 2008 aux États-Unis pour des infractions sexuelles impliquant des mineurs, est au cœur d’un vaste réseau d’exploitation sexuelle dont les ramifications ont suscité des enquêtes et des controverses dans plusieurs pays.
Le parti souligne que cette affaire a mis en lumière « des réseaux d’influence opaques, des complicités protégées et un système où pouvoir, argent et exploitation de mineurs se croisent dans une logique profondément immorale ». À ce stade des révélations internationales, estime l’opposition, « des interrogations sérieuses concernent également la Côte d’Ivoire ».
Le PDCI-RDA évoque des informations circulant dans la presse internationale et sur les réseaux sociaux, selon lesquelles des personnalités proches des cercles du pouvoir ivoirien contemporaines ou aujourd’hui décédées seraient citées dans des dossiers liés à l’affaire.
Le parti insiste toutefois sur un point : « Le PDCI-RDA ne formule pas d’accusations. Mais il pose des questions et exige des réponses sur des allégations révélées par la presse internationale. »
Parmi ces interrogations figure notamment la question de possibles interactions ou relations d’affaires qui auraient pu être engagées, aux alentours de 2011-2012, avec Jeffrey Epstein ou son réseau. Le parti demande au gouvernement d’indiquer clairement s’il avait connaissance du passé judiciaire du financier au moment de ces éventuels contacts.
Au-delà des soupçons liés à l’affaire elle-même, la déclaration soulève également la question d’accords d’assistance sécuritaire conclus avec des partenaires étrangers, notamment en matière de surveillance des communications téléphoniques et numériques.
Dans un contexte international où certaines technologies de surveillance ont été utilisées pour espionner des opposants politiques, des journalistes ou des citoyens, le PDCI-RDA s’interroge : ces outils servent-ils exclusivement la sécurité nationale ou peuvent-ils être détournés à des fins de contrôle politique ?
L’opposition estime que la démocratie impose un cadre transparent et légal à toute politique de surveillance, particulièrement lorsque des soupçons graves circulent sur la scène internationale.
Pour le PDCI-RDA, le gouvernement « ne peut se réfugier derrière le silence, ni derrière l’argument commode de la rumeur », lorsqu’il s’agit d’allégations liées à l’exploitation sexuelle de mineurs.
« Notre pays ne peut se permettre d’être éclaboussé, même indirectement, par des accusations aussi graves sans que toute la lumière ne soit faite », affirme le communiqué.
Le parti met en avant la moralité publique et la protection des enfants comme des principes supérieurs à toute considération politique. « Si les faits évoqués sont faux, qu’on le prouve aux Ivoiriens. S’ils sont vrais, qu’aucune protection politique ne fasse obstacle à la justice », martèle la déclaration.
En conclusion, le PDCI-RDA estime que « la crédibilité de l’État est en jeu » et que les Ivoiriens ont droit à des réponses claires de la part de leurs dirigeants. L’opposition prévient qu’elle ne restera pas silencieuse face à des soupçons qu’elle qualifie de particulièrement graves.
À ce stade, aucune réaction officielle du gouvernement ivoirien n’avait encore été rendue publique.
Wassimagnon
Infos à la une
Les gens PDCI là est ce qu’ils connaissent la honte ?
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
