Côte d'Ivoire : Polémique autour du nouveau président de la CNDH, le gouvernement appelle à éviter les “procès d'intention” et à le juger sur les actes
Dr Adjélou Christian Arnaud
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 1er avril 2026, le gouvernement ivoirien s’est exprimé sur la controverse entourant la nomination du nouveau président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a tenu à clarifier la position de l’exécutif.
Au cœur des interrogations : l’éventuelle appartenance politique du nouveau président du CNDH, Dr Adjélou Christian Arnaud, perçue par certains comme incompatible avec la mission d’une institution censée garantir les droits de tous les citoyens, en toute impartialité.
Face à ces préoccupations, le ministre a d’abord exprimé son incompréhension quant à la polémique. Selon lui, l’appartenance à un parti politique n’a nullement constitué un critère dans le processus de désignation. « Je serais surpris que cela ait été évoqué au moment de son élection. Ce n’est pas un critère », a-t-il insisté.
Reconnaissant toutefois que l’intéressé a pu, par le passé, militer au sein d’une formation politique, Amadou Coulibaly a rappelé que l’essentiel réside dans l’exercice impartial de ses fonctions. « Dans l’exercice de sa mission, il doit être impartial. C’est cela qui compte », a-t-il souligné.
Le porte-parole a également mis en avant les compétences du nouveau président, le présentant comme « un homme de droit », suffisamment qualifié pour traiter des questions liées aux droits de l’homme. Pour le gouvernement, ce sont avant tout ces compétences qui ont prévalu dans le choix porté par les membres de la commission.
Appelant à éviter tout « procès d’intention », le ministre a invité à juger le responsable sur ses actes futurs plutôt que sur des suppositions. « Laissons-le exercer. S’il n’est pas impartial ou s’il ne défend pas les droits de l’homme comme il se doit, alors il sera temps de le juger », a-t-il déclaré.
Enfin, Amadou Coulibaly a rappelé que la désignation résulte d’un processus électif impliquant des membres issus notamment de la société civile, rendant peu probable un choix fondé uniquement sur des considérations politiques.
Le gouvernement entend ainsi apaiser les tensions et recentrer le débat sur les compétences et la responsabilité institutionnelle du nouveau président du CNDH.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
