Côte d'Ivoire : Korhogo, un braquage nocturne élucidé en moins de 24 heures
Les présumés malfrats (Ph Koaci)
À Korhogo, ce qui devait être un coup rapide et sans traces s’est finalement transformé en une arrestation éclair pour trois individus impliqués dans un braquage violent.
Dans la soirée du samedi 11 avril 2026, aux alentours de 20 heures, une habitante du quartier Oshéné vivait tranquillement chez elle lorsque trois hommes encagoulés ont fait irruption dans son domicile. Sans passer par l’entrée principale, ils ont escaladé la clôture avant de surgir brutalement. Armés d’une machette et d’un couteau, ils ont agressé la victime et se sont emparés de son téléphone portable, de son portefeuille ainsi que d’une somme de 1 250 000 FCFA. L’opération, rapide et méthodique, semblait parfaitement exécutée. Mais cette impression de maîtrise n’aura pas duré longtemps.
Moins de 24 heures après les faits, les forces de l’ordre, appuyées par un renseignement anonyme, parviennent à remonter une première piste. Un suspect est interpellé en possession du téléphone volé. Confronté aux éléments, il passe rapidement aux aveux et livre l’identité de ses complices.
Dans la foulée, un deuxième individu est arrêté à son domicile. Les enquêteurs y découvrent des éléments accablants : le portefeuille de la victime, une machette ainsi que la cagoule utilisée lors de l’attaque. L’enquête prend alors une tournure décisive.
Le troisième suspect, considéré comme le cerveau de l’opération, est à son tour appréhendé. Chez lui, les policiers retrouvent un couteau. Déjà connu des services judiciaires pour un précédent vol, il présentait un profil de récidiviste. Fait troublant, il exerçait une activité de soudeur à proximité immédiate du domicile de la victime, ce qui laisse penser à une préparation minutieuse du braquage.
Lors de leur audition, les trois hommes reconnaissent leur implication et indiquent avoir chacun déposé leur part du butin sur des comptes de Mobile Money, signe d’une organisation adaptée aux pratiques actuelles.
Présentés au parquet, ils devront désormais répondre de leurs actes devant la justice.
Cette affaire illustre une nouvelle fois la rapidité d’intervention des enquêteurs, mais rappelle aussi une réalité persistante : même dissimulés derrière des cagoules, les auteurs d’actes criminels laissent toujours des indices derrière eux.
Jean Chresus, Abidjan
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