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Côte d'Ivoire : Carburant, la tempête des marchés mondiaux contraint l'État à relever les prix à la pompe
 

Côte d'Ivoire : Carburant, la tempête des marchés mondiaux contraint l'État à relever les prix à la pompe

 
 
 
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 Il y a 6 heures
 
 
 
 
 
© Koaci.com - lundi 04 mai 2026 - 04:37



En Côte d’Ivoire, la hausse des prix du carburant actée début mai marque un tournant. Après plusieurs mois de résistance face à la flambée des cours internationaux, le gouvernement a finalement procédé à un ajustement à la pompe, contraint par un contexte géopolitique défavorable et un choc pétrolier d’ampleur.


À l’origine de cette décision, la brusque envolée des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Entre fin février et le 24 avril, le baril est passé d’environ 70 à plus de 120 dollars, soit une hausse de plus de 70 % en moins de deux mois. Cette flambée est directement liée à l’escalade du conflit au Moyen-Orient, qui fait craindre des perturbations durables de l’approvisionnement mondial.


Comme de nombreux pays importateurs, la Côte d’Ivoire subit de plein fouet cette situation. La hausse des coûts du pétrole brut, combinée à celle du fret maritime, a creusé l’écart entre les prix réels et les tarifs administrés jusque-là maintenus par l’État.


Face à la crise, les autorités ivoiriennes ont d’abord opté pour un bouclier tarifaire. Durant les mois de mars et avril 2025, les prix à la pompe ont été maintenus inchangés, dans l’espoir d’une accalmie rapide sur les marchés.


Ce choix a toutefois eu un coût considérable, plus de 100 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour contenir la hausse et préserver le pouvoir d’achat des ménages.


Mais la persistance des tensions internationales a eu raison de cette stratégie. Selon un communiqué de la Direction générale des hydrocarbures en date du 30 avril, les prix ont été révisés à la hausse :

le litre de super sans plomb passe de 820 à 875 FCFA (+55 FCFA), le gasoil de 675 à 700 FCFA (+25 FCFA), le pétrole lampant de 705 à 745 FCFA (+40 FCFA).


 

Malgré cette augmentation, les autorités soulignent que les prix restent largement en dessous des niveaux du marché international. Sans l’intervention de l’État, le litre de super aurait dépassé 1 200 FCFA, celui du gasoil 900 FCFA, et le pétrole lampant plus de 1 000 FCFA. Des mesures d’atténuation importantes ont également été maintenues, notamment la suppression des droits de douane sur le gasoil depuis mars, ainsi que la prise en charge des coûts de transport sur l’ensemble du territoire.


Le gaz butane bénéficie lui aussi d’un soutien significatif : la bouteille de 6 kg reste fixée à 2 000 FCFA (contre un coût réel estimé à 5 000 FCFA), tandis que celle de 12 kg est maintenue à 5 200 FCFA, bien en deçà de son prix réel.


La situation ivoirienne s’inscrit dans une tendance globale. Des pays comme le Sénégal et le Ghana affichent des niveaux de prix comparables, voire supérieurs pour certains produits.


Même les grands producteurs ne sont pas épargnés. Au Nigéria, premier producteur africain, les prix ont fortement augmenté ces derniers mois. Aux États-Unis, premier producteur mondial, les carburants restent également à des niveaux élevés, atteignant parfois des records dans certains États comme la Californie.


Ces exemples illustrent une réalité : le prix du carburant dépend moins du niveau de production nationale que des fluctuations du marché mondial, influencées par l’offre, la demande et les tensions géopolitiques.


Une production nationale encore limitée


Bien que productrice de pétrole, la Côte d’Ivoire reste un acteur modeste, avec une production estimée à environ 65 000 barils par jour. Des ambitions existent pour porter ce volume à 200 000 barils d’ici 2030, puis à 500 000 barils à l’horizon 2035, mais ces perspectives ne permettent pas encore d’absorber les chocs externes à court terme.


À court terme, l’évolution des prix dépendra largement de la situation au Moyen-Orient. Une désescalade pourrait favoriser une baisse des cours et, par ricochet, un allègement des prix à la pompe. À l’inverse, une aggravation du conflit pourrait entraîner de nouvelles hausses.


 

En attendant, cette révision tarifaire marque la fin d’une période de relative stabilité, après plusieurs baisses enregistrées en 2025. Elle rappelle surtout la forte dépendance des économies nationales aux aléas du marché énergétique mondial.



Wassimagnon





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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