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Côte d'Ivoire–CEDEAO : Abidjan veut passer des engagements aux résultats concrets de l'intégration régionale
 

Côte d'Ivoire–CEDEAO : Abidjan veut passer des engagements aux résultats concrets de l'intégration régionale

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 24 août 2026 - 12:25

Le Bureau national CEDEAO Côte d’Ivoire a organisé, ce lundi 24 août 2026, à Abidjan, un atelier de restitution et de validation du deuxième Rapport national CEDEAO 2023-2025. Réunissant administrations publiques, institutions de la République, secteur privé, société civile, experts et représentants de la CEDEAO, la rencontre vise à consolider un état des lieux partagé de la mise en œuvre des activités, projets et programmes communautaires en Côte d’Ivoire et à dégager des recommandations pour en renforcer l’impact.


La Côte d’Ivoire entend renforcer son dispositif de suivi de la mise en œuvre des engagements communautaires et mieux mesurer les retombées concrètes de son appartenance à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est tout l’enjeu de l’atelier national consacré à la restitution et à la validation du deuxième Rapport national CEDEAO 2023-2025, organisé par le Bureau national CEDEAO Côte d’Ivoire.


À l’ouverture des travaux, l’Ambassadeur Folquet Isabelle Sandra, responsable du Bureau national CEDEAO Côte d’Ivoire, a salué la forte mobilisation des différentes parties prenantes. Pour elle, la diversité des participants traduit « une conviction commune » : celle que l’intégration régionale ne peut être portée uniquement par les institutions communautaires ou le ministère chargé de l’intégration, mais qu’elle constitue une responsabilité collective impliquant l’ensemble des administrations et des acteurs nationaux.


Dans son intervention, la responsable du Bureau national CEDEAO a insisté sur la portée stratégique du rapport. Loin d’être un simple document administratif ou statistique, celui-ci doit permettre de mieux comprendre l’action de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, d’identifier les résultats obtenus, de faire ressortir les difficultés rencontrées et de dégager des perspectives d’amélioration.


« Que fait concrètement la CEDEAO au bénéfice de nos populations ? Quels programmes et projets communautaires sont mis en œuvre en Côte d’Ivoire ? Quels résultats avons-nous obtenus ? Quelles difficultés rencontrons-nous et quelles sont les perspectives ? », a-t-elle souligné en substance.


Le rapport doit ainsi servir d’outil de suivi, d’évaluation, de dialogue et d’aide à la décision. Il doit également contribuer à améliorer la circulation de l’information entre les administrations nationales et les institutions communautaires, tout en favorisant une meilleure appropriation des politiques de la CEDEAO.


Cette approche s’inscrit dans les orientations de la Vision 2050 de la CEDEAO, qui place les citoyens au cœur du projet communautaire et ambitionne de bâtir une communauté davantage intégrée, prospère, résiliente et capable de produire des résultats tangibles au profit des populations.


L’élaboration du deuxième rapport national a été conduite selon une démarche participative et inclusive. Le processus a mobilisé des ministères sectoriels, des institutions publiques, des structures techniques, le secteur privé, la société civile et d’autres parties prenantes concernées par la mise en œuvre de l’action communautaire.


Des commissions thématiques ont notamment travaillé autour de cinq grands domaines : les affaires politiques, la paix et la sécurité ; le développement humain et les affaires sociales ; les infrastructures, l’énergie et la transformation numérique ; les affaires économiques et l’agriculture ; ainsi que les défis climatiques et environnementaux.


L’introduction de cette dernière thématique constitue l’une des évolutions de la nouvelle édition du rapport. Elle traduit la volonté du Bureau national CEDEAO d’adapter l’exercice aux mutations et aux nouveaux défis auxquels la sous-région est confrontée.


 

Des travaux techniques, des consultations sectorielles et deux retraites consacrées à la rédaction du projet de rapport ont permis de consolider les informations recueillies et d’élaborer un premier document soumis aujourd’hui à l’examen des parties prenantes.


Pour le Bureau national CEDEAO, l’un des principaux enjeux consiste désormais à dépasser une simple comptabilisation des activités réalisées pour mesurer davantage leurs effets sur les populations et les territoires.


La responsable du Bureau national a ainsi appelé les participants à examiner le projet de rapport avec un regard critique, objectif et prospectif, afin de corriger les éventuelles insuffisances, harmoniser les données, compléter les analyses et faire ressortir les principaux résultats enregistrés par la Côte d’Ivoire.


Cette orientation répond à une attente majeure : faire en sorte que l’intégration régionale soit appréciée à partir de ses effets concrets sur la vie quotidienne des populations. Mobilité des personnes, développement des échanges commerciaux, infrastructures, sécurité, sécurité alimentaire, énergie, emploi des jeunes, autonomisation des femmes, innovation ou encore résilience face aux crises constituent autant de domaines dans lesquels les politiques communautaires sont appelées à produire des résultats mesurables.


« L’intégration régionale doit désormais être mesurée par ses résultats plutôt que par ses intentions », a fait valoir l’Ambassadeur Folquet Isabelle Sandra, soulignant que les populations attendent de l’espace communautaire qu’il leur apporte davantage d’opportunités et contribue à améliorer leurs conditions de vie.


Le Bureau national CEDEAO joue, à cet égard, un rôle central dans la coordination de l’action communautaire en Côte d’Ivoire. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des décisions et engagements de la CEDEAO, facilite la coordination entre les acteurs nationaux et les institutions communautaires et contribue au suivi des projets et programmes.


L’efficacité de cette mission repose toutefois sur la disponibilité d’informations fiables, actualisées, documentées et partagées. Le Rapport national CEDEAO se veut donc un instrument permettant de disposer d’une vision plus précise de l’état d’avancement des engagements communautaires et de faciliter la prise de décisions appropriées.

Le processus engagé doit également permettre à la Côte d’Ivoire de mieux tirer profit de son appartenance à la CEDEAO, dans un contexte sous-régional marqué par de profondes mutations politiques, économiques, sociales, sécuritaires et environnementales.


L’atelier du 24 août constitue l’aboutissement d’un important travail préparatoire, mais aussi une étape décisive avant la finalisation du rapport. Les participants sont appelés à formuler des observations, amendements et recommandations afin d’enrichir le document et d’en améliorer la qualité.


 

À l’issue des travaux, le Bureau national CEDEAO entend disposer d’un rapport validé de manière consensuelle, accompagné d’un procès-verbal de validation et de recommandations opérationnelles destinées à renforcer la mise en œuvre des activités, projets et programmes communautaires en Côte d’Ivoire.


Au-delà de la validation technique du document, l’ambition affichée est de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de consolider leur appropriation des enjeux de l’intégration régionale.


En clôturant son propos, l’Ambassadeur Folquet Isabelle Sandra a renouvelé ses remerciements aux différentes parties prenantes ainsi qu’à ses collaborateurs du Bureau national CEDEAO pour leur engagement dans le processus. Elle a exprimé sa conviction que la qualité des échanges et la pertinence des recommandations permettront à la Côte d’Ivoire de disposer d’un rapport à la hauteur de ses ambitions et des exigences de l’intégration régionale.




Wassimagnon




 
 
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