Côte d'Ivoire Politique
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Côte d'Ivoire : Toulépleu : des milliers de producteurs et leurs familles en danger, voici pourquoi
 

Côte d'Ivoire : Toulépleu : des milliers de producteurs et leurs familles en danger, voici pourquoi

 
 
 
 371 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 1 heure
 
 
 
 
 
© Koaci.com - vendredi 30 octobre 2026 - 16:11

Koné Moussa


La question de l’avenir des plantations de café-cacao exploitées depuis plusieurs décennies dans le département de Toulépleu suscite de vives inquiétudes. Des milliers de producteurs et leurs familles craignent de perdre leurs terres à la suite de menaces de déguerpissement évoquées par le président national du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), Koné Moussa. Cette situation a été au cœur de la mobilisation organisée, jeudi 29 octobre 2026, à la place Alassane-Ouattara de Toulépleu.


Venus des quatre coins du département et des localités environnantes, plus de 8 000 producteurs membres du SYNAP-CI ont pris part à cette journée d’hommage à leur président national. Ils sont arrivés notamment de Grié 2, Pahoubly, Drissably, Diouroubly, Denan, Souhaite, Petit Guiglo, Bloc, Venez Voir, KDE, Tinhou, Pété et Méo. Au-delà de l’hommage rendu à Koné Moussa, cette rencontre a permis aux planteurs de réaffirmer leur soutien à son engagement pour la défense de leurs intérêts.


Cliquez pour agrandir l'image  
 


Des plantations exploitées depuis 1971


Prenant la parole, Koné Moussa a dénoncé les menaces qui pèseraient sur certaines plantations en lien avec les activités de Palm-CI. Selon lui, des producteurs exploitent ces terres depuis 1971, mais sont aujourd’hui sommés de les libérer au motif qu’elles seraient situées dans des forêts classées.


« Il y a des plantations que nous exploitons depuis 1971 et, aujourd’hui, on nous dit qu’il s’agit de forêts classées. On nous demande de quitter les lieux parce que Palm-CI va s’installer pour développer Toulépleu », a-t-il déclaré.


 

Pour le président du SYNAP-CI, cette situation met en péril les moyens de subsistance de nombreuses familles qui dépendent de ces exploitations agricoles. Il entend interpeller les autorités sur cette question et privilégier le dialogue. Il a annoncé qu’il adresserait des courriers aux responsables concernés à l’issue de sa tournée.


Cliquez pour agrandir l'image  
 


Le prix du cacao et les stocks au centre des revendications


La situation foncière n’est pas la seule préoccupation exprimée au cours de cette rencontre. Koné Moussa a également contesté le prix bord champ du cacao fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, qu’il juge insuffisant au regard des charges supportées par les producteurs.


Évoquant son récent déplacement à Daloa, il a affirmé que certains acheteurs proposeraient entre 1 400 et 1 500 FCFA le kilogramme, voire jusqu’à 1 800 FCFA dans certains cas. « Si des acheteurs sont en mesure de proposer de tels prix, pourquoi le prix officiel garanti aux producteurs est-il fixé à 1 200 francs CFA ? », s’est-il interrogé.


Il a par ailleurs dénoncé des stocks de cacao recensés mais toujours en attente d’enlèvement, malgré l’annonce par le gouvernement d’une enveloppe de 291 milliards de FCFA pour soutenir la commercialisation. Il a aussi évoqué des anomalies présumées dans le dispositif de traçabilité, notamment des notifications de vente reçues par des producteurs qui affirment n’avoir effectué aucune transaction.


 

Le SYNAP-CI annonce d’autres actions


Face à ces difficultés, le président du syndicat a réclamé la démission du directeur général du Conseil du café-cacao, Koné Yves Brahima. Il a également annoncé son intention de saisir la CEDEAO et l’UEMOA pour porter les préoccupations des producteurs ivoiriens auprès des instances sous-régionales. Une mobilisation devant la Caistab, à Abidjan, a aussi été annoncée, sans précision de date.


Cliquez pour agrandir l'image  
 


Au nom des producteurs, Koudogou Ibrahim, porte-parole, a réaffirmé leur confiance en Koné Moussa et demandé davantage de justice, de considération et de meilleures conditions de vie pour les planteurs. De son côté, Diomandé Mevaya, président du comité d’organisation, a salué la mobilisation et appelé à la cohésion et à la solidarité entre les membres.


Si Koné Moussa affirme privilégier le dialogue, les inquiétudes exprimées à Toulépleu soulèvent une question essentielle : quel avenir pour les producteurs et leurs familles si les terres qui les font vivre venaient à leur être retirées ? La clarification de laY situation foncière et des menaces évoquées apparaît désormais comme un enjeu majeur pour les communautés agricoles concernées.


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
RESTEZ CONNECTÉ
 
En téléchargeant l'application KOACI.
  
 
 

SONDAGE

Côte d'Ivoire : An 1 de la réélection de Ouattara, des avancées significatives dans la marche du pays ?
 
 
   + Voir les resultats
 
 
DERNIER SONDAGE
 
Côte d'Ivoire : Projet de téléphérique à Abidjan, enfin une bonne nouvelle ?
 
3271
Oui
70%  
 
1317
Non
28%  
 
114
Sans avis
2%  
 
 
 
 
 
 
 
  0 Commentaire(s)
Côte d'Ivoire : Toulépleu : des milliers de producteurs et leurs familles en danger, voici pourquoi
 
 
Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu.
 
Votre avis nous intéresse.
 
 
 
Soyez le premier à commenter cet article
 
 
 
 
 
Divertissements
 
 
 
 
Réseaux sociaux
 
+164k
+110,7k
 
Pays
 
 
 
 
Télécharger l'application KOACI
 
   
NOUS CONTACTER
 
contact@koaci.com
koaci@yahoo.fr
+225 07 08 85 52 93
 
 
NEWSLETTER
 
Restez connecté via notre newsletter