Côte d'Ivoire Politique
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Côte d'Ivoire : Mois africain de la Jeunesse, 2 870 milliards FCFA pour transformer l'avenir de 5,2 millions de jeunes
 

Côte d'Ivoire : Mois africain de la Jeunesse, 2 870 milliards FCFA pour transformer l'avenir de 5,2 millions de jeunes

 
 
 
 213 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 2 heures
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 04 novembre 2026 - 08:13

Mois africain de la jeunesse, organisé à Treichville (Ph Koaci)


La jeunesse africaine ne veut plus se contenter de promesses. Elle réclame des perspectives, des emplois décents et une véritable place dans les décisions qui engagent son avenir. Au Palais de la Culture de Treichville-Abidjan, où s’est ouvert, ce mardi 3 novembre 2026, le Mois africain de la Jeunesse, le gouvernement ivoirien a affiché ses ambitions : mobiliser près de 2 870 milliards de FCFA pour impacter plus de 5,2 millions de jeunes à l’horizon 2030.


Le Ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a présenté les grandes lignes du Programme jeunesse du gouvernement (PJG) 2026-2030. Un dispositif qui entend agir sur plusieurs fronts : formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat, bourses d’études, engagement citoyen et bien-être.


« Ce programme a été conçu avec les jeunes », a insisté le ministre. Les consultations nationales organisées en 2026 ont, en effet, permis de recueillir des propositions dans toutes les régions du pays. Sur les contributions enregistrées, 86 recommandations ont été retenues. Le programme prévoit également la construction et la réhabilitation de 644 établissements et infrastructures d'ici à 2030.


Derrière ces engagements nationaux se dessine une équation qui concerne toute l'Afrique. Selon les données évoquées par Mamadou Touré, entre 10 et 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail africain, pour seulement 3 millions d'emplois formels créés.


Cette insuffisance pousse une grande partie de la jeunesse vers les activités informelles et précaires. D'autres, faute de perspectives, prennent le chemin de migrations périlleuses.


Pour le ministre, le dividende démographique ne se réalisera pas spontanément. Il suppose des investissements soutenus dans l'éducation, la formation, la santé et l'emploi, mais aussi une réelle confiance accordée aux jeunes.


 

Cette rencontre a également été l'occasion de marquer les 20 ans de la Charte africaine de la jeunesse, adoptée en juillet 2006 à Banjul. Ce texte reconnaît notamment aux jeunes le droit à l'éducation, à la santé, à l'emploi et à la participation aux décisions publiques.


Au cours d'un panel de haut niveau, Mamadou Touré a défendu les avancées enregistrées en Côte d'Ivoire. Il a notamment fait état de 6 443 associations de jeunesse enregistrées auprès de son ministère et de plus de 1,4 million d'emplois formels créés ces dernières années.


Le président du Conseil national des jeunes de Côte d'Ivoire, Ibrahim Diabaté, a, pour sa part, mis en avant la contribution des organisations de jeunesse à l'élaboration des politiques publiques. Selon lui, 3 813 organisations et plus de 7 000 leaders ont participé aux consultations nationales de 2025. Sur les 70 recommandations formulées, 60 ont été intégrées au Plan national de développement (PND) 2026-2030.


« Le document même qui oriente l'État de Côte d'Ivoire sur les cinq prochaines années a été façonné, porté et proposé par les jeunes. Pour nous, ce n'est pas un détail », a-t-il souligné.


Présente à Abidjan, la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Diene Keita, a salué les progrès ivoiriens et encouragé les autres pays à s'inspirer de cette expérience. Elle a notamment rappelé que 44 des 55 États membres de l'Union africaine ont ratifié la Charte africaine de la jeunesse.


Les travaux ont également permis à une cinquantaine de jeunes venus de différents pays du continent de formuler des recommandations autour de quatre axes : le capital humain et le dividende démographique, les droits et l'égalité, les changements démographiques et les mégatendances, ainsi que l'engagement et l'innovation.


Parmi leurs priorités figurent le renforcement de la formation professionnelle, l'accès aux technologies numériques et à l'intelligence artificielle, le financement des initiatives portées par les jeunes, les emplois verts et la protection des droits des adolescentes.


 

Le Ministre Mamadou Touré a pris un engagement devant les participants : les recommandations issues du dialogue seront transmises au gouvernement ivoirien et intégrées aux travaux de suivi du programme jeunesse.


Au-delà des discours et des célébrations, le véritable test commence désormais. Car, comme l'a rappelé le ministre, « les droits proclamés doivent devenir des droits vécus ». Une exigence qui engage les gouvernements, mais aussi toute une génération déterminée à prendre sa place dans la construction de l'Afrique de demain.




Jean Chresus, Abidjan


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
RESTEZ CONNECTÉ
 
En téléchargeant l'application KOACI.
  
 
 
 
 
 
 
  0 Commentaire(s)
Côte d'Ivoire : Mois africain de la Jeunesse, 2 870 milliards FCFA pour transformer l'avenir de 5,2 millions de jeunes
 
 
Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu.
 
Votre avis nous intéresse.
 
 
 
Soyez le premier à commenter cet article
 
 
 
 
 
Divertissements
 
 
 
 
Réseaux sociaux
 
+164k
+110,7k
 
Pays
 
 
 
 
Télécharger l'application KOACI
 
   
NOUS CONTACTER
 
contact@koaci.com
koaci@yahoo.fr
+225 07 08 85 52 93
 
 
NEWSLETTER
 
Restez connecté via notre newsletter