Côte d'Ivoire : Saisie record à Bimbresso, 160,5 kg de cannabis dans un studio discret de Songon
Saisie record de la drogue à Bimbresso (Ph Koaci)
Rien, ni les volets clos ni l'allure banale de la façade, ne trahissait ce studio de Bimbresso, dans la commune de Songon. Mardi 3 novembre 2026, pourtant, les policiers du Groupe de Répression Anti-Drogues (GRAD) du Tri Postal y ont mis la main sur 160,5 kilogrammes de cannabis et sur 300 comprimés de Tapentadol. Deux hommes ont été interpellés.
L'affaire est née dans la rue, bien avant l'intervention. Depuis un certain temps, des habitants du quartier s'alarmaient de voir des jeunes vendre et consommer de la drogue à proximité de leurs maisons. Leurs plaintes, répétées, ont fini par retenir l'attention du GRAD. Pendant plusieurs jours, les enquêteurs ont recoupé des informations et cherché les lieux susceptibles d'abriter ce trafic. Ces recherches les ont menés jusqu'à un studio où, selon un renseignement jugé sérieux, une grande quantité de cannabis était entreposée.
Sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Dabou, une équipe s'est rendue sur place vers 11 h 30. Un premier individu était assis devant le logement. Il a été interpellé sur-le-champ, puis amené à frapper à la porte pour permettre aux agents d'entrer. Quand elle s'est ouverte, un second homme se trouvait à l'intérieur ; il a lui aussi été arrêté.
La perquisition a confirmé les soupçons. Deux gros sacs contenaient chacun 80 blocs de cannabis, soit 160 blocs au total, qui ont affiché 160,5 kilogrammes à la balance. Dans un sachet noir, les policiers ont également trouvé plusieurs plaquettes de Tapentadol 250 mg, soit 300 comprimés pour un poids déclaré de 65 grammes. Cet antidouleur opioïde puissant fait courir de sérieux risques à ceux qui le détournent de son usage médical.
L'opération s'est déroulée sans incident ni blessé. Les deux suspects et l'ensemble des produits saisis ont été remis à la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD), qui poursuit la procédure.
Plusieurs questions restent ouvertes : d'où provenait cette marchandise, à qui était-elle destinée, et d'autres personnes sont-elles impliquées ? Les investigations devront y répondre.
Jean Chresus, Abidjan
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