Côte d'Ivoire : La création d'un poste de vice-premier Ministre ne constitue pas une violation de la Constitution, affirme un juriste et s'explique
Le juriste Guibessongui N’Datien Séverin (Ph)
La composition du Gouvernement Beugré Mambé II dévoilée le vendredi 23 janvier 2026, a vu la création d’un nouveau poste. Il s’agit de celui du vice premier-Ministre, une première dans l’histoire du pays.
Si ce poste échoit au frère cadet du chef de l’Etat, Téné Birahima Ouattara, il suscite des interrogations au sein de l’opinion.
Dans une interview publiée dans le 47e numéro du journal d’informations générales “La Discipline et rapportée, pour le juriste, Guibessongui N’Datien Séverin, la nomination d’un vice-Premier ministre ne viole aucune disposition de la Constitution ivoirienne et de préciser que, le « seul poste ne pouvant avoir d’adjoint est celui de vice-Président de la République, en raison de son statut constitutionnel spécifique et de son rôle de successeur en cas de vacance du pouvoir. »
Dr Guibessongui souligne qu’ »aucune disposition constitutionnelle n’interdit la désignation d’adjoints au Premier ministre ou aux ministres. À ce titre, l’article 81 de la Constitution prévoit que le gouvernement comprend le Premier ministre et les ministres, sans exclure des aménagements de rang ou de fonctions. »
Comparant le poste de vice-Premier ministre à ceux de ministre d’État ou de ministre délégué, non explicitement mentionnés dans la Constitution mais admis par la pratique institutionnelle, Dr Guibessongui estime qu’il s’agit d’ »une structuration fonctionnelle et protocolaire de l’Exécutif. »
Le juriste ajoute que le vice-Premier ministre dispose de compétences propres, notamment en matière de défense, ainsi que de compétences déléguées par le Premier ministre, pouvant aller jusqu’à la suppléance en cas d’absence.
Donatien Kautcha, Abidjan
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