Côte d'Ivoire : Vidéo-verbalisation, le gouvernement répond aux critiques sur les délais de notification
La vidéo-verbalisation, réforme récente mise en œuvre pour renforcer la discipline routière en Côte d’Ivoire, fait face à de nombreuses critiques ces dernières semaines. En cause : la fiabilité du dispositif et surtout le délai jugé trop long entre la commission de certaines infractions et leur notification aux propriétaires de véhicules.
La question a été soulevée à l’issue du Conseil des ministres tenu ce mercredi 4 février 2026 au Palais présidentiel. Un journaliste a notamment évoqué un cas concret illustrant ces préoccupations. Après l’achat d’un véhicule en novembre 2025, le vendeur avait réglé, en présence de l’acheteur, l’ensemble des infractions enregistrées, pour un montant de 11 000 francs CFA, auprès de la société Quipus. Pourtant, en décembre, soit un mois plus tard, une nouvelle notification d’infraction de 3 000 francs CFA, datant de septembre 2025, a été adressée au nouveau propriétaire.
Face à cette situation, le journaliste s’est interrogé sur les raisons d’un tel délai de notification et sur les risques de tensions que cela pourrait engendrer auprès des usagers de la route.
En réponse, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rappelé que Quipus est une société privée bénéficiaire d’une concession de l’État en matière de vidéo-verbalisation. Selon lui, les responsables de l’entreprise sont conscients de ces préoccupations et les ont prises en compte.
« Il faut savoir quelles sont les contraintes techniques. Quipus prend toujours le temps de vérifier l’infraction, de s’assurer qu’elle a bien été commise, afin d’éviter toute contestation susceptible de la mettre en difficulté », a expliqué le ministre de la Communication.
Amadou Coulibaly a également tenu à souligner le caractère rigoureux du processus, fruit de son expérience personnelle lors du lancement du dispositif.
« Il ne s’agit pas seulement d’agents devant des écrans. Ce sont des agents de police. Et une fois l’infraction constatée, elle fait l’objet d’un ensemble de vérifications avant le déclenchement de la procédure », a-t-il précisé.
S’il reconnaît l’existence de certains retards, le porte-parole du gouvernement estime toutefois qu’ils demeurent marginaux.
« Je ne veux pas justifier ce que vous appelez une lenteur. Mais, au regard des explications reçues, je pense qu’il s’agit d’un retard marginal. Et je ne crois pas qu’un phénomène marginal puisse provoquer des remous », a-t-il affirmé.
Selon lui, dans l’ensemble, les délais de notification restent raisonnables et permettent une communication efficace des infractions aux différents usagers de la route.
Cette sortie gouvernementale vise ainsi à rassurer l’opinion publique et à défendre un dispositif présenté comme essentiel à l’amélioration de la sécurité routière, tout en reconnaissant la nécessité d’une amélioration continue de son fonctionnement.
Wassimagnon
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