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Côte d'Ivoire : Agriculture et climat, le biochar, une innovation verte qui crée des emplois pour les jeunes et renforce la résilience climatique
 

Côte d'Ivoire : Agriculture et climat, le biochar, une innovation verte qui crée des emplois pour les jeunes et renforce la résilience climatique

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 12 mars 2026 - 16:52



À Abidjan, partenaires nationaux et internationaux se mobilisent pour étendre une technologie qui transforme les résidus agricoles en opportunités économiques et environnementales. Abidjan accueille un atelier stratégique sur les emplois verts. Un atelier de capitalisation et de mise à l’échelle des initiatives autour du biochar s’est tenu le 12 mars 2026 à l’Hôtel Noom d’Abidjan, réunissant autorités gouvernementales, partenaires techniques et financiers, organisations professionnelles, représentants du secteur privé et acteurs du développement.


Organisée par l’Organisation internationale du Travail (OIT), cette rencontre visait à partager les résultats d’un ensemble de projets menés en Côte d’Ivoire autour de la technologie du biochar, tout en réfléchissant aux conditions nécessaires pour étendre ces initiatives à plus grande échelle.


Au cœur des échanges : la création d’emplois verts pour les jeunes, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration durable de la productivité agricole.


Dans son discours d’ouverture, la Directrice du Bureau pays de l’OIT en Côte d’Ivoire, Mme Ndeye Coumba Diop, a rappelé l’urgence climatique qui affecte déjà l’économie ivoirienne, notamment le secteur agricole qui emploie plus de la moitié de la population active.


Variations des précipitations, hausse des températures et instabilité des saisons agricoles fragilisent les moyens de subsistance des communautés rurales et menacent la productivité de cultures stratégiques comme le cacao. Dans ce contexte, le biochar apparaît comme une solution innovante. Produite à partir de résidus agricoles tels que les tiges de coton, les coques de cacao ou les résidus de maïs, cette matière carbonée permet, d’améliorer la fertilité des sols, de réduire l’utilisation d’engrais chimiques, de séquestrer durablement le carbone dans les sols

de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.


Au-delà de ses bénéfices environnementaux, la technologie ouvre également de nouvelles perspectives économiques pour les communautés rurales.


« La transition écologique ne sera durable que si elle est économiquement viable, socialement inclusive et porteuse d’emplois décents », a souligné Mme Diop.


L’un des projets phares présentés lors de l’atelier est l’initiative « Emplois verts pour les jeunes en réponse à la crise des réfugiés dans le nord de la Côte d’Ivoire », financée par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 1 million de dollars. Mis en œuvre par l’OIT dans la région du Tchologo, notamment dans les départements de Kong et Ouangolodougou, le projet vise à créer des opportunités économiques pour les jeunes, les femmes et les communautés accueillant des réfugiés.


Selon l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, SEM Gomakubo Junjile, cette initiative répond à plusieurs défis simultanément, création d’emplois, amélioration de la production agricole, résilience face au changement climatique et stabilisation sociale dans les zones confrontées à l’afflux de réfugiés.


 

La région du Tchologo accueille en effet une partie des 80 000 réfugiés et demandeurs d’asile présents en Côte d’Ivoire, dont près de 30 000 dans cette zone.


Les résultats du projet témoignent du potentiel de la technologie du biochar.

Au total 338 bénéficiaires, majoritairement des jeunes et des femmes, ont été formés ;

24 unités de production de biochar, compost et digestat ont été mises en place dans 13 localités, plus de 7,2 tonnes de biochar ont été produites à partir de résidus agricoles.

Les bénéficiaires ont également suivi des formations en entrepreneuriat agricole, gestion coopérative, sécurité et santé au travail, ainsi qu’en techniques de production utilisant les technologies Open Kon-Tiki et Drum Pyrolyser.


Ces initiatives ont permis aux participants de diversifier leurs activités économiques et de générer des revenus complémentaires.


Représentant le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Assui Anderson, Conseiller spécial du ministre Mamadou Touré a souligné que la question de l’emploi des jeunes constitue un défi majeur pour la Côte d’Ivoire. Avec près de 75,6 % de la population âgée de moins de 35 ans, le pays doit créer chaque année des centaines de milliers d’opportunités économiques.


Dans ce contexte, la promotion des emplois verts et bleus figure désormais parmi les priorités stratégiques du gouvernement. « Les solutions climatiques peuvent aussi être des solutions économiques pour la jeunesse », a-t-il affirmé.


Outre l’initiative financée par le Japon, plusieurs programmes appuyés par l’OIT contribuent au développement de la filière biochar en Côte d’Ivoire, le projet ACCEL Africa, soutenu par le gouvernement des Pays-Bas, qui agit sur les causes profondes du travail des enfants dans la filière cacao, le projet ENACTE, cofinancé par l’Union européenne et la Suisse dans la région de la Nawa, le projet « Dimension sociale de la transition écologique », soutenu par la France.


Ces programmes visent notamment à améliorer la productivité agricole, renforcer les revenus des producteurs et structurer progressivement une filière durable autour du biochar.


Au-delà du partage d’expériences, l’atelier d’Abidjan avait pour objectif d’identifier les conditions nécessaires pour étendre ces initiatives à l’échelle nationale.


Les discussions ont porté sur les mécanismes de financement, la structuration d’une chaîne de valeur du biochar l’implication du secteur privé, le renforcement des capacités des coopératives et la mobilisation de nouveaux partenaires techniques et financiers.


 

Pour les organisateurs, l’enjeu est désormais de transformer ces initiatives pilotes en programmes structurants capables de toucher un plus grand nombre de jeunes et de territoires.


Les participants ont insisté sur l’importance d’une transition écologique juste, qui combine protection de l’environnement, inclusion sociale et création d’emplois décents.


À travers la valorisation des résidus agricoles et l’innovation technologique, le biochar apparaît aujourd’hui comme un levier prometteur pour l’agriculture durable et le développement économique rural en Côte d’Ivoire.


Si les partenariats se renforcent et que les investissements suivent, cette technologie pourrait devenir un pilier de la stratégie nationale de lutte contre le changement climatique tout en contribuant à l’insertion professionnelle des jeunes.



Wassimagnon





 
 
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