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Côte d'Ivoire : Le SESSUP dénonce de graves pratiques de formation au « rabais »en BTS  dans les établissements privés
 

Côte d'Ivoire : Le SESSUP dénonce de graves pratiques de formation au « rabais »en BTS dans les établissements privés

 
 
 
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© Koaci.com - mardi 14 avril 2026 - 15:49

Koné Guy, SG du SESSUP (Ph KOACI) 


Le Syndicat des Enseignants Solidaires du Supérieur Privé de Côte d'Ivoire (SESSUP) sollicite l’intervention du Président de la République et de la Première Dame face à ce qu’il qualifie de graves pratiques de formation au rabais des étudiants en Brevet de Technicien Supérieur (BTS) dans la plupart des établissements privés, et qui serait encouragés par l’inaction dite cruelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.


« Par ce canal, nous sollicitons le Président de la République, le bâtisseur et initiateur du développement de la formation BTS en Côte d'Ivoire en 1993, en tant que Premier Ministre. 


Nous ne cessons de répéter que depuis son retrait pour aller au FMI 1994, le BTS n'a cessé de freiner plus ou moins dans son élan, son allure de meilleures formations adaptées aux attentes des entreprises locales.


Nous présentons ici expressément au Président de la République et à la Première Dame, des causes que nous avons observées de l'inquiétante formation au rabais dans le BTS dans la plupart des établissements du privé. 


Et ce, alors que grâce au effort du Président de la République, l'État paye entre 30 et 40 milliards de FCFA pour les frais d'écolage des orientés de l'État depuis 2022, et la plupart des fondateurs empochent leur part et ne forment presque pas du tout. 

Quand nous entendons ces grands chiffres remis aux fondateurs qui à majorité ne forment pas, et regardons la précarité extrême des revenus des enseignants du supérieur privé, c'est à donner un AVC à l'enseignant de ce secteur en général.


Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique sait très bien que la plupart des établissements privés forment à peine. Mais malheureusement, notre tutelle reste cruellement indifférente, sans aucune mesure prise depuis. Et nous n'allons que de promesses d'actions à promesses de mesures en vain depuis plusieurs années.



Nous avons constaté que l'État n'a jamais renoncé à son engagement tenu de payer entre 300 mille et 450 mille FCFA en moyenne par étudiant orienté dans les établissements du supérieur privé.

Malgré cela, à grande majorité, les grandes écoles ne dépensent presque rien des 30 milliards leur étant payés par l'État pour la formation des orientés. 


Elles sont pour la plupart passée du régime de formation normal au BTS qui est une formation initiale à temps plein avec un emploi du temps fixe couvant toute l'année, à une formation modulaire de parfois 12 ou 16 heures l'année. Et l'étudiant est en vacances pour la matière souvent dès décembre. 


Les étudiants les plus chanceux vont jusqu'à 20 ou 40 heures l'année pour leurs matières professionnelles qu'ils font presque sans exercices en un mois ou deux et ils sont déjà en vacances pour celles-ci. 


 

Pour ces établissements, l'État doit-il revoir le niveau des frais d'écolage à leur payer comme moyen de pression ? 


Si cela était strictement revu avec la complicité des syndicats rémunérés s par l'État, au regard de leurs pratiques, peut être que l'État ne paierait pas plus de 5 milliards de frais d'écolage pour les orientés en BTS.


Le constat est plus qu'amer de savoir que l''État paye entre 30 et 40 milliards l'année pour les orientés et les enseignants ne reçoivent presque rien parce que du temps ne leur est pas suffisamment donné par leur hiérarchie pour former.


Nous avons tous remarqué aussi dans notre milieu que depuis 2016, le Ministère de l'Enseignement Supérieur a commencé à avoir de graves insuffisances dans la façon d'orienter les étudiants dans les grandes écoles privées. Ce, au point que la plupart des établissements se retrouvent avec un, deux ou parfois moins de cinq étudiants à former par classe constituée pour les plus chanceux. 


Et d'année à année, cette situation arithmétique non révisée et jamais ajustée, empire et reste imposée à la plupart des établissements du supérieur privé. 


Quand nous savons tous qu'il faut payer en moyenne au moins 3 800 000 FCFA par an aux enseignants pour former une seule classe de BTS, comme le fondateur peut il payer une formation complète pour une classe d'un seul ou deux étudiants. 


Depuis 2016, le nombre d'orientés par établissement privé n'est pas bien calculé de la part de la personne en charge des orientations, et qui consent d'envoyer que deux ou trois étudiants pour constituer une seule classe pour tout l'établissement. 


Un revenu total de 900 mille FCFA payé par l'État l'année pour ces trois étudiants de filière tertiaire. 


Cette défaillance dans Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique réduit gravement les revenus des enseignants que nous sommes.


Nous nous posons la question de savoir comment les personnes en charge des orientations avant 2016 arrivaient à bien réaliser des calculs arithmétiques utiles pour que les grandes écoles aient les moyens de financer la formation des classes d'orientés de l'État qui leurs étaient confiées. 


 

Nous sollicitons le secours du Président de République et de la Première Dame dans ce sens, parce que nous savons qu'ils peuvent nous offrir la Solution pour nous les enseignants du supérieur privé face à ces situations présentées. Lesquelles ont tendance à faire dépenser d'énormes sommes par l'État et les formations ne sont pas faites au minimum requis dans les établissements privés à très grande majorité. 


Le Ministre Diawara pourrait régler tous cela par un ou deux arrêtés ou en proposant des décrets ou des projets de lois. Mais rien du tout depuis 2021 bien qu'il nous promette toujours le faire. 


Notre attente a été plus que longue et des enseignants meurent de pauvreté dans notre milieu. 

Notre syndicat ne saurait rester continuellement dans une attente mortelle avec des promesses sans solution depuis plusieurs années. 


C'est pourquoi nous nous tournons vers le Président de la République et la Première Dame, nos espoirs, pour qu'ils aident notre Ministre de tutelle pour ces solutions attendues.



Nous voulons que ce que l'État dépense serve à former réellement les étudiants, et notre pauvreté prenne certainement fin si cela est très bien contrôlé et suivi.


Nous vous remercions infiniment pour votre noble attention, et pour votre contribution à la réalisation de nos objectifs syndicaux », a confié en large, Koné Guy Secrétaire Général National du SESSUP, dans un entretien avec KOACI.


Donatien Kautcha, Abidjan 



 
 
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