Cameroun : Trois morts et quatre blessés dans une attaque armée à Bamenda
Trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées lundi 14 septembre 2026, en fin d'après-midi, lors d'une attaque armée perpétrée dans un débit de boisson du quartier Beyelle/Nkwen, dans le 3e arrondissement de Bamenda. Les autorités administratives de la région du Nord-Ouest ont qualifié cette attaque d'« incursion terroriste ».
Attaque éclair
Selon des sources locales, l'attaque s'est produite aux alentours de 15 heures (14h GMT). Deux hommes armés seraient arrivés à moto avant d'ouvrir le feu dans l'établissement, semant la panique parmi les clients présents. D'après ces mêmes sources, l'un des assaillants aurait tiré en l'air, tandis que son complice, aurait délibérément visé les civils. Les deux hommes ont pris la fuite aussitôt après les faits.
Trois morts, quatre blessés
Le bilan communiqué par le préfet du département de la Mezam, Simon Emile Mooh, fait état de trois morts parmi la population civile : Bana Emile (27 ans), Verla Fabrice (23 ans) et Bomnuy Albertine (20 ans). Leurs corps ont été déposés à la morgue de l'Hôpital régional de Bamenda.
Quatre autres personnes ont été blessées : Sanyuy Betmua (31 ans), Foven Paul (38 ans), Lukong Dilan (28 ans) et Adamu (39 ans). Elles ont d'abord reçu des soins au centre de santé PMI de Nkwen avant d'être transférées à l'Hôpital régional de Bamenda pour une meilleure prise en charge.
Dans un communiqué, le préfet de la Mezam a exprimé, a fermement condamné ces « atrocités commises contre des personnes sans défense », prenant à témoin la communauté nationale et internationale sur ce qu'il décrit comme des atteintes systématiques et répétées à l'intégrité physique des populations civiles, en violation du droit international humanitaire.
Enquête
À l'heure actuelle, aucune arrestation n'a été annoncée et l'identité exacte des assaillants n'a pas été officiellement confirmée par les autorités. L'enquête se poursuit dans une région du Nord-Ouest du Cameroun confrontée depuis plusieurs années à une crise sécuritaire marquée par des violences récurrentes visant les populations civiles.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au WhatsApp 237 691154277-ou cameroun@koaci.com
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