Cameroun : Ebola au Nigeria frappe à la porte, Manaouda déclenche l'alerte maximale
La peur est là. L'alerte est maximale.
Un cas d'Ebola confirmé au Nigeria. Un seul cas. Mais il suffit pour mettre tout le Cameroun en alerte.
"Jusqu'à aujourd'hui, le Cameroun n'enregistre aucun cas"
C'est le ministre de la Santé publique lui-même, Dr Manaouda Malachie, qui rassure.
Mais derrière l'assurance, il y a l'urgence.
Le 22 octobre 2026, au Centre des Opérations d'Urgence de Santé Publique à Yaoundé, le ministre a réuni le Comité stratégique des urgences sanitaires. Réunion extraordinaire. Décision grave.
Pourquoi ? Parce que le 19 octobre, un cas de virus Ebola Bundibugyo a été confirmé à Abuja, au Nigeria. La personne est arrivée d'Ouganda. Elle est en isolement.
Le Nigeria, c'est le grand voisin du Cameroun. La frontière est longue mais poreuse. Le risque est donc réel.
Pays pas prêt ?
C'est le comité lui-même qui l'a dit.
Après les présentations, le niveau de préparation du pays a été jugé insuffisant.
Le Cameroun n'a jamais eu Ebola. Mais le Nigeria, lui, connaît. En 2014, 20 cas, 8 décès.
Aujourd'hui, les chiffres font peur. 9 637 cas confirmés. 4 646 décès. 48,2 % de létalité.
Le foyer principal, c'est la RDC. La transmission est toujours active. Des pays africains ne sont pas épargnés. Le Kenya et le Nigeria sont touchés. L'Ouganda et la France ont déclaré la fin de leurs épisodes.
Le ministre Manaouda a évoqué 7 mesures prioritaires pour ne pas laisser entrer le virus. Il s'agit de l'activation d'un dispositif de veille sanitaire ; l'alerte à toutes les formations sanitaires, publiques et privées ; le renforcement du diagnostic et de la prise en charge ; la mobilisation des équipes d'intervention rapide ; une feuille de route budgétisée qui sera soumise au Premier ministre ; des contrôles aux frontières renforcés et le renforcement de la coopération transfrontalière avec le Nigeria et les partenaires techniques.
Le ministre de la Santé publique estime que, pour prévenir l'importation, il faut détecter vite, isoler, prendre en charge et mobiliser tous les partenaires.
Aux médias, Manaouda Malachie demande de communiquer sans créer ni la panique ni la peur.
"Il faut informer, mais ne pas affoler", affirme le gendarme de la santé publique au Cameroun.
Le Cameroun est-il vraiment prêt ?
Un cas à Abuja. Une frontière longue et poreuse. Un système jugé insuffisant.
Le Cameroun a-t-il les moyens de bloquer Ebola ?
La vigilance est là. Les mesures sont prises. Mais le virus est à la porte.
-Armand Ougock, correspondant permanent Koaci au Cameroun
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277 ou cameroun@koaci.com -
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