Burkina Faso : "On n'est pas trop loin de la fin du terrorisme", assure le capitaine Traoré
Le capitaine Ibrahim Traoré, face à la presse (Ph)
Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a assuré jeudi soir lors d'un entretien diffusé sur la télévision d'état, que la fin du terrorisme est proche, au regard de l'engagement des forces armées qui sont dans une nouvelle dynamique, selon lui.
"Le rythme auquel nous avançons actuellement depuis novembre, je peux vous rassurer qu'a ce rythme, on n'est pas trop loin de la fin du terrorisme", a-t-il déclaré.
Les militaires burkinabè n'attendent plus d'être attaqués. Ils sont à l'initiative et traquent les terroristes jusque dans leurs bases, a-t-il souligné.
Ce nouveau paradigme se justifie par le fait que les soldats burkinabè sont conscients que "personne ne viendra se battre pour nous".
"Personne ne nous aide. Sur le terrain, ce sont les soldats burkinabè qui se battent et reconquièrent nos terres et continuent de progresser", a dit le capitaine Traoré.
"Même la formation, on se forme entre nous. Personne ne forme l'armée burkinabè". "Nous aussi on peut développer des stratégies avec notre guerre sans que personne ne vienne nous former", a-t-il souligné.
"Si des armées européennes viennent ici affronter des terroristes dans nos conditions, ils vont mourir. C'est nous qui connaissons cette guerre, c'est nous qui la menons. C'est nous qui nous formons à faire cette guerre. Il faut que les Africains arrêtent de croire que Dieu a envoyé un messie pour apprendre aux autres à faire la guerre et ce sont eux qui doivent venir nous apprendre", a-t-il déclaré.
Selon lui, la coopération avec la Russie et les autres partenaires portent essentiellement sur l'acquisition d'équipements militaires.
"On peut payer un équipement technologique chez vous et vous venez nous apprendre à utiliser l'équipement. Après cela vous partez. C'est ce qui se passe avec les Russes, les Chinois ou les Turcs pour les drones et certains équipements avancés", a affirmé le capitaine Traoré.
S'agissant des relations avec la France, le président burkinabè se veut clair: "La France n'est pas notre ennemi'.
"Si vous venez au Burkina avec l'esprit sain, on peut faire des affaires. Même si des entrepreneurs français pensent qu'ils peuvent investir au Burkina, qu'ils viennent. Mais s'ils viennent avec l'esprit de maître qui vient traiter avec des esclaves, on va le mettre dehors et c'est terminé', a-t-il indiqué.
"Quand vous coopérez avec nous y a pas de problème. Mais quand vous venez et que vous voulez nous montrer que vous êtes supérieur à nous, c'est terminé, vous repartez. Mais si vous avez compris que vous devez venir traîter d'égal à égal d'homme à homme, ya pas de problème", a expliqué le capitaine Traoré.
Évoquant la révolution en marche au Burkina Faso, le capitaine Traoré a estimé que c'est la seule voie pour le développement et la souveraineté de l'Afrique.
"Il faut que les Africains arrêtent de se leurrer. La démocratie telle qu'on la dit ne développe pas. C'est faux. Tous les peuples sont passés par une révolution avant d'arriver à la démocratie. La notion de démocratie est fausse. C'est juste un bâton que les gens tiennent et sorte contre les africains. C'est tout. Il faut oublier la notion de démocratie et prendre l'esprit révolutionnaire", a-t-il conclu.
Boa, Ouagadougou
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