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Côte d'Ivoire : C2D, treize ans de succès, d'impacts et une ultime phase avant la transition post-2027
 

Côte d'Ivoire : C2D, treize ans de succès, d'impacts et une ultime phase avant la transition post-2027

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 13 avril 2026 - 15:49

La revue sectorielle 2025 des projets du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) s’est ouverte à l’auditorium de la Primature dans un contexte charnière. Après plus d’une décennie de mise en œuvre, ce mécanisme de coopération entre la Côte d’Ivoire et la France affiche des résultats solides, tout en amorçant sa phase finale et la préparation de l’après-2027.


Issu de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), le C2D a permis de convertir une dette ivoirienne en investissements de développement à hauteur de 1 902 milliards de FCFA. Trois contrats successifs, signés entre 2012 et 2021, ont permis de financer des projets dans des secteurs stratégiques : éducation, santé, infrastructures, agriculture, gouvernance ou encore industries culturelles.


Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre des Affaires étrangères, Nialé Kaba, a salué « un partenariat fondé sur la confiance et orienté vers des résultats concrets », soulignant que l’intégralité des ressources du C2D est désormais engagée.


Au fil des années, le C2D a contribué à améliorer significativement les conditions de vie des populations ivoiriennes. Dans le.secteur de l' éducation, ce sont plus de 130 collèges et 110 écoles primaires construits, avec plus de 70 000 nouveaux élèves scolarisés. S'agissant de l'emploi des jeunes, plus de 54 000 bénéficiaires ont été accompagnés. Au niveau de la santé, l'on note la réhabilitation d’hôpitaux ainsi que l'amélioration de l’accès aux médicaments essentiels. Sur le plan des nfrastructures, près de 950 km de routes et pistes rurales ont été réhabilités. En matière d'eau potable, il y a l'accès amélioré pour environ 1,5 million de personnes. Dans le secteur de l'agriculture, ce dispositif a permis d'appuyer près de 600 000 producteurs avec des gains de rendement significatifs. Ces résultats confirment le rôle structurant du C2D dans la mise en œuvre des politiques publiques.


 Le troisième C2D (2021-2027), doté de 750,77 milliards FCFA, constitue la phase finale du programme. Il se distingue par une forte orientation vers les appuis budgétaires (62 %) et la territorialisation des actions.

Selon Léa Diatti-Diaté, « le C2D est un programme de reconversion de la dette en projets de développement et de réduction de la pauvreté, qui a su couvrir un large éventail de secteurs prioritaires ».

Elle précise que le mécanisme est aujourd’hui entièrement engagé, avec des niveaux d’exécution financière avancés :

« Nous sommes à plus de 86 % de décaissements au niveau global, et près de 91 % des fonds transférés aux projets ont été effectivement utilisés sur le terrain », a-t-elle indiqué.



Le troisième C2D met l’accent sur des projets à fort impact :

Formation et recherche scientifique : renforcement des filières d’excellence et réhabilitation d’infrastructures universitaires. Pour l'emploi, ce sont plus de 100 000 jeunes ciblés à terme à travers l'entrepreneuriat, l'apprentissage et volontariat. Au niveau de la santé : le C2D 3 contrubue à la construction de l’INFAS de Bondoukou et l'amélioration de la santé reproductive. Dans le domaine de l'urbanisation, il inscrit à son programme l'aménagement de quartiers à Abidjan et San Pedro, touchant plus de 500 000 habitants. Au niveau de l'eau et de l'assainissement, l'on a l'extension des réseaux et raccordement de milliers de ménages. Enfin concernant l'agriculture et l'environnement, il permet la promotion de l’agroécologie et la protection des aires naturelles. 


La coordonnatrice souligne également la diversité du portefeuille : « Les appuis budgétaires représentent plus du tiers de l’enveloppe, tandis que les secteurs sociaux et productifs traduisent une volonté d’équilibre et d’impact global sur l’économie».


 

Le troisième C2D introduit un mécanisme innovant : les Financements Budgétaires Programmatiques (FBPR), exécutés directement par les ministères bénéficiaires.

« C’est une évolution importante, car elle renforce l’appropriation nationale et aligne les financements sur les procédures budgétaires de l’État », a expliqué Léa Diatti-Diaté.


Ces financements soutiennent notamment, l’éducation de base (construction de collèges, manuels scolaires),

l’emploi des jeunes, les ressources humaines en santé, la pharmacie publique et la sécurisation du foncier rural.


Organisée conjointement par le Secrétariat technique du C2D et l’Agence française de développement, cette revue vise à analyser les performances des projets en 2025, identifier les contraintes opérationnelles,

formuler des recommandations et préparer la transition vers l’après-C2D.


Elle intègre également un volet évaluation, avec la présentation des premiers résultats d’une étude globale conduite par le cabinet Pluricité.


Pour Karim Traoré, président du Comité technique bilatéral du C2D, cette étape doit permettre « d’inscrire durablement les acquis dans les politiques publiques et de préparer un partenariat renouvelé, tourné vers la jeunesse ».


À l’approche de 2027, le C2D entre dans sa phase terminale.

« Nous allons passer d’une logique de gestion budgétaire à une gestion de trésorerie et d’accompagnement des projets vers leur clôture », a précisé la coordonnatrice.

Si certains projets se poursuivront jusqu’en 2032, l’enjeu principal sera désormais la pérennisation des acquis, l’évaluation des impacts et l’intégration des projets dans les politiques publiques nationales.


Pour l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, « l’enjeu n’est plus l’allocation des ressources, mais l’efficacité de leur mise en œuvre ».

Même son de cloche du côté des autorités ivoiriennes, qui entendent capitaliser sur les acquis du C2D pour alimenter le futur Plan national de développement 2026-2030.


 

Au terme de 13 années d’exécution, le C2D s’impose comme un levier puissant de transformation économique et sociale en Côte d’Ivoire. Mais au-delà des résultats, l’heure est désormais à la consolidation.

Comme l’a résumé Léa Diatti-Diaté : « Il nous faut désormais mesurer, valoriser et pérenniser les acquis, afin que les impacts du C2D continuent de bénéficier durablement aux populations ivoiriennes ».


La revue sectorielle 2025 apparaît ainsi comme un moment clé : celui du passage d’un programme structurant à une nouvelle phase de développement, plus autonome et durable.



Wassimagnon




 
 
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